Actualités

Des jeunes aigles bottés sur les aires de balbuzards pêcheurs

Début septembre, en forêt domaniale d’Orléans, le contrôle des aires de balbuzards récemment désertées par leurs occupants, a donné lieu à l’observation inhabituelle de jeunes aigles bottés stationnant sur deux de ces aires vacantes.
Sur un premier site, le 1er septembre, un jeune aigle botté est observé sur une aire de balbuzards, sautant et ‘’jouant’’ avec des branches avant de se coucher durant quelques minutes (voir vidéo). Un jeune balbuzard, bien volant, était encore présent sur cette aire le 28 août. Le 8 septembre, ce jeune aigle est à nouveau observé sur l’aire des balbuzards.

Des images d’aigle botté en Auvergne

Dans les premiers jours d’avril 2012, un piège vidéo est installé dans l’arbre voisin du nid d’ « Henriette », une femelle d’aigle botté suivi par satellite depuis juillet 2010 dans les gorges de la Dordogne.
Alors que les données GPS indiquent qu’elle est revenue sur son territoire de nidification le 6 avril, ce n’est qu’à partir du 14 avril qu’elle fréquente l’aire car une autre femelle est déjà sur place.
Les images prises montrent le comportement du mâle et de la femelle dans la période de pré-ponte : apports de matériaux, accouplements, etc. Malheureusement, l’aire bascule au sol le 22 avril suite à de forts coups de vent et le site est ensuite déserté par les oiseaux.

Vidéo : Romain Riols, LPO Auvergne. Montage : Simon Lecuyer

Identifier l’âge et le sexe des aigles botté en vol.

Les aigles bottés sont (pour la grande majorité d’entre eux) bien loin de nos contrées. Profitant de leur absence hivernale, Romain Riols a consigné et illustré par de nombreuses photographies, les critères de plumage permettant de distinguer l’âge et le sexe des aigles bottés. Pour les observateurs, cette fiche (Determination Age Sexe Botte.pdf) est l’occasion d’étudier ces critères sur papier, avant de les mettre en pratique, en nature, dans quelques mois. 

Routes migratoires et hivernage d’aigles bottés nicheurs en Espagne

Une étude récente publiée dans Bird Study rend compte des résultats obtenus par le suivi GPS de 5 aigles en Espagne.

En juillet 2011, 5 aigles bottés (2 mâles et 3 femelles) ont été équipés de balises et suivis par GPS pendant la migration. Sur le continent africain, les routes postnuptiales sont généralement plus à l'est que les trajets prénuptiaux, montrant une migration en boucle typique. Les oiseaux parcourent en moyenne 200 km / jour. Un seul oiseau a réalisé une halte migratoire prolongée et ce lors des deux migrations, à 250 km au sud du détroit de Gibraltar (28 jours à l’automne et 17 au printemps).
Tous sauf un ont fréquenté une zone d'hivernage unique en Afrique sub-saharienne, à 2800-3500 km de leurs nids. Les aigles ont été contraints d'arrêter la migration au détroit de Gibraltar durant 6 jours.

Reproduction enfin prouvée dans la Nièvre en 2012

Après la Côte d’Or en 2011, un second département de Bourgogne obtient la preuve récente de la nidification de l’Aigle botté. Dans la Nièvre, entre 2009 et 2012, l’espèce a été observée environ une cinquantaine de fois en période de reproduction, mais aucune reproduction n’avait pu être observée bien qu’il soit noté nicheur sûr sur trois mailles (source Faune-Nièvre).

L’Aigle botté niche en Côte d’Or et en Dordogne !

La répartition de l’Aigle botté en France est relativement mal connue. Sa distribution Sud-Ouest/Nord-Est est notamment incertaine dans plusieurs départements en limite d’aire de répartition. Récemment, la découverte de couples nicheurs dans deux départements, dans la continuité logique de deux populations bien connues (celles de Corrèze et de Saône-et-Loire) vient préciser un peu les limites de sa répartition.

Rencontre nationale : un bref résumé pour ceux qui n'ont pas pu venir...

Les 26 et 27 octobre, 50 participants venus de la Corrèze, Creuse, Dordogne, Lot, Gironde, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Ariège, Aude, Tarn, Aveyron, Allier, Puy-de-Dôme, Loiret, Indre et Saône-et-Loire, ont répondu à l’invitation de la SEPOL et de la LPO Mission Rapaces.
Cette première rencontre nationale en Corrèze était bien évidemment l’occasion de faire connaitre les premiers résultats des études satellitaires en cours dans le Limousin. Les suivis menés sur 5 adultes et 3 juvéniles ont permis (entre autres connaissances sur les comportements, hivernage, etc.) d’identifier des aires de quiétude d’environ 20 ha et d’initier leur protection (gestion forestière et acquisitions foncières.)