Les auteurs du tir sur un Aigle royal dans le Tarn condamnés

A l'origine du tir, trois hommes. Deux d'entre eux sont accusés d'avoir fait feu sur un Aigle royal tandis que le troisième, d'avoir aidé à cacher son cadavre

  © Bruno BERTHEMY

Après délibération, le jeudi 24 septembre 2020, les juges du tribunal d'Albi les ont condamnés à des amendes de 3000, 2000 et 1500 euros. Ils doivent également indemniser les associations qui se sont portées partie civile.

La balise GPS de l'aigle en question, un jeune mâle de 1 an, bagué dans l'Hérault, avait été retrouvée le 15 décembre 2019, après avoir cessé d'émettre dans le Tarn près de la ville de Cadalen. L'oiseau faisait l'objet d'un programme de recherche initié par le Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d'Oiseaux du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris. L'arrêt d'émission de son dispositif de suivi permit au bagueur d'alerter immédiatement l'Office Français de la Biodiversité. Ainsi, les gendarmes furent en mesure de remonter jusqu'aux auteurs présumés de cet acte. Selon eux, l'abattage avait pour but d'éviter l'asphyxie par entassement des pintades apeurées par l'introduction du rapace dans leur enclos, sur l'un des parcs de leur exploitation.

Ce drame survint environ 1 mois après la mort de deux Aigles de Bonelli dans le Gers et les Landes.

Nicolas DA ROCHA