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Le couple du Ravoir couve !

Les deux partenaires du couple nichant devant l’observatoire du Ravoir se sont retrouvés 8 jours plus tôt (le 9 mars) que l'an passé. La femelle a pondu le 5 avril, soit un jour plus tôt qu’en 2012. Le mâle semble à nouveau très volontariste pour couver car dans l’après-midi de ce jour, il est venu remplacer la femelle sans lui apporter de poisson et sans qu'elle se soit relevée avant son arrivée. Au 8 avril, une dizaine de femelles ont déposé la ponte en forêt domaniale d’Orléans.

Rolf Wahl et Gilles Perrodin

 

Récolte d’herbes : quelques images spectaculaires

Mi-mars en forêt d'Orléans, c’est la période d’appariement (formation des couples) et de constructions des aires.
Les aires du balbuzard, particulièrement imposantes, sont constituées de branches amoncelées et entrelacées. Mais la ponte doit être déposée sur une litière plus confortable qui permette de mieux réguler la température et de ne pas casser les œufs. Les balbuzards apportent donc également des herbes sur l’aire, et c’est le comportement de récolte de ces matériaux que Gilles Perrodin a eu le privilège d’observer le 15 mars.
A trois reprises, un mâle est venu chercher de l'herbe sur le bas côté d’une route forestière. Il se saisissait des matériaux en vol, profitant de la force donnée par sa vitesse de vol pour arracher ces touffes d’herbes sèches.
 

Les balbuzards de retour en forêt d’Orléans

Situation au 12 mars 2013

En ce début de saison et comme en 2012, une douzaine de balbuzards ont été observés en forêt d’Orléans dans la première décade du mois de mars. Cinq nids ont été répertoriés occupés par deux individus au 12 mars. A cette date, les oiseaux de quatre couples ont déjà pu être déjà identifiés grâce à la lecture du code de leur bague colorée. Parmi eux, figure le couple habituel occupant le nid de l’étang du Ravoir visible de l’observatoire ouvert au public. Le mâle et la femelle du couple du Ravoir, sont revenus tous deux de leurs quartiers d’hivernage (inconnu). Venez les observer à l’Etang du Ravoir !

Le mauvais temps qui semble se réinstaller au 12 mars risque peut-être de retarder la suite des arrivées dans la seconde décade du mois…

5 mars 2013 : consolidation de l’aire du Ravoir en forêt d’Orléans

Fin décembre 2012, l’aire du Ravoir, visible depuis l’observatoire du Ravoir, est partiellement détruite : la casse d’une branche maitresse a entrainé au sol une partie du nid. Afin que les oiseaux puissent réoccuper le site et y construire un nouveau nid dès leur retour de migration, une intervention de consolidation a été effectuée le 5 mars. Une plate-forme a pu être installée pour former une assise solide que les balbuzards ont commencé de recharger dès les jours suivants.

Le suivi satellitaire, un outil pour la conservation et la sensibilisation

Séminaire international
Le suivi satellitaire des balbuzards, un outil pour la conservation et la sensibilisation
3 au 6 février 2013
Tel Aviv, Israël.

Le balbuzard fait l’objet de suivis télémétriques en Amérique du Nord, au Royaume-Uni (Ecosse et Angleterre), en Finlande, en Estonie, en Italie, en Espagne, etc. Les porteurs de projets étaient invités à partager leurs expériences en termes de conservation et d’implication des publics lors d’un séminaire international en Israël, en février. Le séminaire, organisé par  a été suivi par 25 experts dans le domaine de suivi satellitaires de balbuzards, dont un haut représentant de l'Agence spatiale européenne (ESA. Le dernier jour, une journée d'étude a été organisée avec la participation de décideurs du Ministère de l’éducation), et environ 80 professeurs de sciences de tout le pays.

Des balbuzards Orléanais au Sénégal et Gambie

L’équipe de Rutland Water, qui effectue chaque année des voyages en Afrique subsaharienne, a pu identifier plusieurs oiseaux européens lors de leur séjour en janvier 2013. Une jeune femelle de l’orléanais a pu être photographiée et même filmée en action de pêche sur la réserve de la Somone, à 70 km au sud de Dakar. Un mâle adulte a également pu être identifié pour la 3e année consécutive sur le fleuve Allahein en Gambie, près du village de Kartong.
Un grand merci à Tim Mackrill et toute l’équipe de Rutland Water pour ces observations.
Plus d’informations (compte-rendu de voyage, photographies et vidéos) sur le site de Rutland Water : http://www.ospreys.org.uk/osprey-blog/


 

Un livre sur la réintroduction en Angleterre

La réintroduction du balbuzard à Rutland Water en Angleterre connait actuellement un succès remarquable. Un livre est édité pour faire partager à tous l’expérience de l’équipe : les préparatifs et l’accueil des balbuzards écossais, les premières déceptions, les périples en Afrique, l’appropriation par les habitants, etc.
Un témoignage vivant d’une opération ambitieuse et réussie, rédigé par le porteur de projet, Tim Mackrill.
Les profits de la vente seront utilisés pour poursuivre et développer le projet de conservation à Rutland Water.

Balbuzard et journée mondiale des zones humides dans les Landes

Dans le cadre de la journée mondiale des zones humides, les trois réserves naturelles du Courant d’Huchet, de l’Etang Noir et du marais d’Orx dans les Landes, organisent une rencontre autour du balbuzard pêcheur. Le personnel des réserves se tient à la disposition du public pour présenter le balbuzard et les actions mises en œuvre pour sa préservation, le 1er février, à la maison de la RN de l’Etang Noir, à Seignosse : http://www.reserve-naturelle-marais-orx.fr/fr/jmzh-fevrier-2013.html

 
 

Hivernage des balbuzards

Dans le cadre du Plan national d’action, une enquête sur l’hivernage du balbuzard est proposée aux naturalistes et aux structures qui centralisent les données. Cette synthèse vise à établir un état des lieux de l’hivernage en France (répartition, milieu fréquenté, nombre d’individus).
Une première synthèse des données recensées durant l’hiver 2010/2011 a permis de noter l’hivernage de l’espèce dans au moins 11 départements (Balbuzard-info 22/23/24).

Il serait intéressant de réaliser un inventaire exhaustif des observations hivernales et de préciser les données. En l’absence d’une attention spécifique, il est difficile de statuer sur le nombre d’individus hivernants. De même, la plupart des données concernent des observations ponctuelles et il est souvent difficile de prouver l’hivernage complet d’un individu.

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