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Le suivi satellitaire, un outil pour la conservation et la sensibilisation

Séminaire international
Le suivi satellitaire des balbuzards, un outil pour la conservation et la sensibilisation
3 au 6 février 2013
Tel Aviv, Israël.

Le balbuzard fait l’objet de suivis télémétriques en Amérique du Nord, au Royaume-Uni (Ecosse et Angleterre), en Finlande, en Estonie, en Italie, en Espagne, etc. Les porteurs de projets étaient invités à partager leurs expériences en termes de conservation et d’implication des publics lors d’un séminaire international en Israël, en février. Le séminaire, organisé par  a été suivi par 25 experts dans le domaine de suivi satellitaires de balbuzards, dont un haut représentant de l'Agence spatiale européenne (ESA. Le dernier jour, une journée d'étude a été organisée avec la participation de décideurs du Ministère de l’éducation), et environ 80 professeurs de sciences de tout le pays.

Des balbuzards Orléanais au Sénégal et Gambie

L’équipe de Rutland Water, qui effectue chaque année des voyages en Afrique subsaharienne, a pu identifier plusieurs oiseaux européens lors de leur séjour en janvier 2013. Une jeune femelle de l’orléanais a pu être photographiée et même filmée en action de pêche sur la réserve de la Somone, à 70 km au sud de Dakar. Un mâle adulte a également pu être identifié pour la 3e année consécutive sur le fleuve Allahein en Gambie, près du village de Kartong.
Un grand merci à Tim Mackrill et toute l’équipe de Rutland Water pour ces observations.
Plus d’informations (compte-rendu de voyage, photographies et vidéos) sur le site de Rutland Water : http://www.ospreys.org.uk/osprey-blog/


 

Un livre sur la réintroduction en Angleterre

La réintroduction du balbuzard à Rutland Water en Angleterre connait actuellement un succès remarquable. Un livre est édité pour faire partager à tous l’expérience de l’équipe : les préparatifs et l’accueil des balbuzards écossais, les premières déceptions, les périples en Afrique, l’appropriation par les habitants, etc.
Un témoignage vivant d’une opération ambitieuse et réussie, rédigé par le porteur de projet, Tim Mackrill.
Les profits de la vente seront utilisés pour poursuivre et développer le projet de conservation à Rutland Water.

Balbuzard et journée mondiale des zones humides dans les Landes

Dans le cadre de la journée mondiale des zones humides, les trois réserves naturelles du Courant d’Huchet, de l’Etang Noir et du marais d’Orx dans les Landes, organisent une rencontre autour du balbuzard pêcheur. Le personnel des réserves se tient à la disposition du public pour présenter le balbuzard et les actions mises en œuvre pour sa préservation, le 1er février, à la maison de la RN de l’Etang Noir, à Seignosse : http://www.reserve-naturelle-marais-orx.fr/fr/jmzh-fevrier-2013.html

 
 

Hivernage des balbuzards

Dans le cadre du Plan national d’action, une enquête sur l’hivernage du balbuzard est proposée aux naturalistes et aux structures qui centralisent les données. Cette synthèse vise à établir un état des lieux de l’hivernage en France (répartition, milieu fréquenté, nombre d’individus).
Une première synthèse des données recensées durant l’hiver 2010/2011 a permis de noter l’hivernage de l’espèce dans au moins 11 départements (Balbuzard-info 22/23/24).

Il serait intéressant de réaliser un inventaire exhaustif des observations hivernales et de préciser les données. En l’absence d’une attention spécifique, il est difficile de statuer sur le nombre d’individus hivernants. De même, la plupart des données concernent des observations ponctuelles et il est souvent difficile de prouver l’hivernage complet d’un individu.

Départ en migration : un jeune en Espagne, son père encore dans le Loiret.

Le 23 septembre, 8Z, le mâle reproducteur à l’étang du Ravoir fréquente encore son site de reproduction.
Un de ses trois jeunes, 7-J, bagués par Rolf Wahl le 27 juin, est parvenu dans le sud de l’Espagne : il a été observé et identifié dans le delta marécageux du fleuve Odiel (Marismas del Odiel), en Andalousie, le 10 septembre.
Après une reproduction réussie, le départ en migration des membres d’une famille se produit séparément. Les adultes stationnent encore assez fréquemment sur le site après l’émancipation des jeunes, durant une période variable, très probablement pour défendre leur aire vis-à-vis d’autres balbuzards présents ou de passage. Pendant et après la période de reproduction, les balbuzards encore non nicheurs ou ayant échoué prospectent les sites existants pour s’approprier les plus favorables, anticipant ainsi sur la prochaine saison. Cette phase leur permet d’identifier les aires vacantes et les individus non appariés.
 

Parasitisme par une buse (vidéo)

La grande majorité des balbuzards nicheurs en forêt domaniale d’Orléans (Loiret), a déserté les sites de reproduction entre la fin juillet et la fin août. Seul le couple reproducteur à l’observatoire du Ravoir, est encore régulièrement observé.
La vidéo prise par G.Perrodin le 10 septembre montre la femelle (O2) perchée sur une souche avec un brochet fraichement capturé dans l’étang. Une buse variable, très agressive, survient et contraint le balbuzard à lui céder sa prise.
Le parasitisme est commun chez les oiseaux. Les rapaces en sont régulièrement victimes de la part des corvidés (corneilles, grands corbeaux, etc.), des laridés (goélands..), des ardéidés (héron cendré, etc.) mais le pratiquent également entre eux comme le montre cette rare vidéo faite à très grande distance ; le milan noir en est notamment un spécialiste.

Des balbuzards en migration

 

Fin août. La migration vers l’Afrique de l’ouest a bien commencée. Alors que les oiseaux reproducteurs quittent progressivement la forêt d’Orléans, des balbuzards originaires du nord de l’Europe (Ecosse, Allemagne, Suède, etc.) peuvent être vus un peu partout en France.
Olivier Simon profite de ce passage pour photographier les individus en halte migratoire sur la Loire. Un diaporama est visible sur http://www.baladenature.com/slide/balbu/index.htm
 

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