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Départ en migration : un jeune en Espagne, son père encore dans le Loiret.

Le 23 septembre, 8Z, le mâle reproducteur à l’étang du Ravoir fréquente encore son site de reproduction.
Un de ses trois jeunes, 7-J, bagués par Rolf Wahl le 27 juin, est parvenu dans le sud de l’Espagne : il a été observé et identifié dans le delta marécageux du fleuve Odiel (Marismas del Odiel), en Andalousie, le 10 septembre.
Après une reproduction réussie, le départ en migration des membres d’une famille se produit séparément. Les adultes stationnent encore assez fréquemment sur le site après l’émancipation des jeunes, durant une période variable, très probablement pour défendre leur aire vis-à-vis d’autres balbuzards présents ou de passage. Pendant et après la période de reproduction, les balbuzards encore non nicheurs ou ayant échoué prospectent les sites existants pour s’approprier les plus favorables, anticipant ainsi sur la prochaine saison. Cette phase leur permet d’identifier les aires vacantes et les individus non appariés.
 

Parasitisme par une buse (vidéo)

La grande majorité des balbuzards nicheurs en forêt domaniale d’Orléans (Loiret), a déserté les sites de reproduction entre la fin juillet et la fin août. Seul le couple reproducteur à l’observatoire du Ravoir, est encore régulièrement observé.
La vidéo prise par G.Perrodin le 10 septembre montre la femelle (O2) perchée sur une souche avec un brochet fraichement capturé dans l’étang. Une buse variable, très agressive, survient et contraint le balbuzard à lui céder sa prise.
Le parasitisme est commun chez les oiseaux. Les rapaces en sont régulièrement victimes de la part des corvidés (corneilles, grands corbeaux, etc.), des laridés (goélands..), des ardéidés (héron cendré, etc.) mais le pratiquent également entre eux comme le montre cette rare vidéo faite à très grande distance ; le milan noir en est notamment un spécialiste.

Des balbuzards en migration

 

Fin août. La migration vers l’Afrique de l’ouest a bien commencée. Alors que les oiseaux reproducteurs quittent progressivement la forêt d’Orléans, des balbuzards originaires du nord de l’Europe (Ecosse, Allemagne, Suède, etc.) peuvent être vus un peu partout en France.
Olivier Simon profite de ce passage pour photographier les individus en halte migratoire sur la Loire. Un diaporama est visible sur http://www.baladenature.com/slide/balbu/index.htm
 

Le Balbuzard Info n° 25/26 est paru !

 Vous pouvez le consulter en ligne, ou le télécharger en PDF

Edito
Le second Plan national d’action en faveur du Balbuzard pêcheur prend officiellement fin en 2012…
Près de 30 ans après le retour de l’espèce sur le sol continental, et alors que le programme de translocation de poussins nés en Corse se termine, cette échéance est l’occasion de mettre en lumière la mobilisation et expériences nationales.

Trois jeunes volants à l’étang du Ravoir en forêt d’Orléans

Trois jeunes balbuzards ont pris leur envol cette année sur le nid de l’étang du Ravoir en forêt d’Orléans. Le premier s’est envolé le 7 juillet et les trois jeunes sont toujours présents et bien visibles début août. Les deux adultes apportent les poissons que les jeunes mangent sur l’aire ou emportent dans un arbre voisin.

Osprey : un documentaire annonçé aux Etats-Unis

En Amérique du Nord, un documentaire sur le balbuzard « Osprey » a été réalisé par Jacob Steinberg en collaboration avec « The Audubon Society » et « American Birding Association ». En attendant la diffusion officielle (le réalisateur recherche des fonds pour produire le documentaire), quelques scènes vous sont présentées ci-dessus ou sur http://www.ospreyfeature.com/
de belles images pour un show à l’américaine…

Juin 2012 : une nichée en sursis (vidéo)

En France continentale, un mâle adulte a disparu récemment (juin 2012) laissant sa femelle avec deux jeunes proches de l’envol. Les premières observations semblaient montrer que la femelle pouvait être suffisamment expérimentée et les deux jeunes suffisamment développés pour qu’elle arrive à subvenir seule à leurs besoins. Elle était néanmoins contrainte de laisser sa nichée sans protection le temps de capturer les poissons…

Panchita est-elle orléanaise ?

Une femelle ayant hiverné entre la Galice et les Asturies au Nord de l’Espagne est observée en forêt d’Orléans début mai. Cette femelle « Panchita », capturée et baguée par les naturalistes du Fapas en février 2011, est née au printemps 2010 (d’après son plumage), quelque part en Europe. Elle est photographiée dès le 3 avril, et encore le 1er mai par G.Perrodin alors qu’elle perturbe un couple en formation tardive sur une des aires de la forêt d’Orléans. Elle est vraisemblablement trop jeune pour se reproduire cette année, mais son comportement semble indiquer qu’elle pourrait être originaire de la région Centre. A suivre…
Vous pouvez voir les photographies prises sur le site d’hivernage et en forêt d’Orléans sur le site du Fapas.
 

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