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Le balbuzard pêcheur, le retour d’un rapace emblématique

Fin février, fidèles à leurs postes, les naturalistes de l’orléanais scrutent les lisières de la forêt d’Orléans. Le 28 février 2012, un mâle est observé sur l’Etang du Ravoir. Grâce à la bague dont il est porteur, nous savons qu’il s’agit du même individu qui avait été observé le 28 février en 2011 et le 1er mars en 2010.

Dans les Landes

Dans les Landes, le balbuzard est un migrateur commun. Des haltes migratoires prolongées et quelques cas d’estivage et d’hivernage sont recensés.
Des prospections sont menées tous les ans, notamment sur les réserves naturelles, pour suivre le comportement de ces oiseaux et détecter une éventuelle tentative de reproduction. Voir notamment ce lien.

34e Colloque Francophone d’Ornithologie

Le 34e Colloque Francophone d’Ornithologie aura lieu les 10 et 11 décembre 2011 à Paris à la Cité internationale universitaire. Le programme comprend 6 sessions : La forêt, les hirondelles, l’outre-mer, la conservation, les études et enquêtes puis le futur.

 

Migration postunptiale

La période de reproduction terminée, les balbuzards sont en migration vers l’Afrique subsaharienne. De nombreux individus stationnent plus ou moins longuement sur les zones humides en France continentale.

Estivage d’un balbuzard Ecossais en Charente-Maritime

Rothes est un balbuzard pêcheur femelle équipé d'une balise Argos. Cet oiseau est né en Ecosse le 16 avril 2009, dans la réserve de Loch Garten, gérée par la RSPB. Le 9 août 2009, il quitte son site de naissance et se dirige vers le sud. Du 14 août au 24 septembre, il s'arrête sur les bords de la Gironde, en Charente-Maritime avant de filer droit vers l'Afrique où il atteint la Guinée Bissau le 4 octobre. Rothes passe deux ans à explorer l'archipel des Bijagos.

Une saison de reproduction précoce

La saison de reproduction des Balbuzards en France continentale s’est achevée relativement tôt cette année.
En région Centre, les premiers jeunes quittaient leur site de naissance vers la mi-Juillet et les derniers, issus de pontes plus tardives, un mois plus tard.
Un des 47 juvéniles bagués cette année entre l’Yonne et l’Indre et Loire a été localisé de façon certaine début août au Portugal (contrôle effectué par photo de la bague codée). Un deuxième pourrait avoir été observé le 4 septembre à Thouaré sur Loire (44), mais le code de la bague colorée n’est pas lisible sur la photo faite de l’oiseau.
La migration automnale des balbuzards est bien engagée. En effet, presque tous les reproducteurs semblent s’être éloignés de leur nid peu de temps après les juvéniles. A noter qu’au 6 septembre sur l’étang du Ravoir en forêt d’Orléans, le mâle ‘’8Z’’ était lui encore présent près de son aire visible de l’observatoire ouvert au public…

Juin 2011

Deux poussins balbuzards ont vu le jour dans le Parc régional de la Maremma, en Italie !

C’est la première reproduction depuis le début du programme de réintroduction des balbuzards en Italie, à partir de poussins prélevés en Corse. Entre 2006 et 2010, 33 poussins ont ainsi été délocalisés. Une vidéo de ces premiers jeunes italiens est visible sur ici.

Trois aires artificielles ont également été installées dans le parc régional de Porto Conte ce printemps. Cette intervention en Sardaigne auprès du Parc de Porto Conte et la LIPU dans le cadre du projet RETRAPARC a fait l’objet d’un reportage télévisé.

 

Avril 2011 (vidéo)

Alors que les balbuzards nicheurs de la région Centre déposent leurs pontes, des oiseaux en migration peuvent encore être vus un peu partout en France.

Le 2 avril, la LPO Auvergne a organisé un comptage simultané sur la rivière Allier. Ce sont 35 à 39 individus qui ont été recensés : http://www.faune-auvergne.org/index.php?m_id=30077
A l’initiative de Sylvain Vrignaud, une journée pour le recherche d’indices de reproduction dans le Val d’Allier est programmée le 26 juin prochain : http://www.lpo-auvergne.org/ page « enquête ».

Le 11 avril, dans l’Aube, sur la Seine, Johanne Bellet a pu observer et filmer la pêche d’un balbuzard en halte migratoire. Ce spectacle n’est pas réservé aux naturalistes de la région Centre : il peut être admiré sur de nombreux plans d’eau lors des passages migratoires pré et postnuptiaux.

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