Bilan de la saison 2009

Quand le campagnol s’en va, plus rien ne va…
Sur le total des nids trouvés les busards cendrés représentent 71 %.
Entre 2008 et 2009, en régressant de 1 137 à 856, le nombre de nids trouvés de busard cendré chute de 25 % pendant que le nombre de jeunes à l’envol régresse de 29 %.
Les comptes-rendus, à quelques exceptions près, dressent un constat sévère, répété, alarmant pour 2009 : « année catastrophe », « la pire des années »… Cependant, entre ces deux dernières années, on peut le dire : « les années se suivent et se ressemblent ».
Ainsi, pendant que la population nicheuse régresse de 25 %, le nombre de jeunes à l’envol ne régresse que de 4 % supplémentaires. Les productivités 2008 et 2009 sont ainsi très semblables : 1,77 pour 2008 et 1,67 pour 2009. Par contre le pourcentage d’envols dus aux interventions passe de 43 % à 57 %. Différence importante qui justifie pleinement l’action.
Reste à expliquer la chute de 25 % du nombre de nicheurs trouvés en 2009.
La pression de prospection, en chutant de 22 %, tant en terme de journées-hommes que de nombre de surveillants, régresse dans les mêmes proportions que le nombre de nids découverts !!! La régression de l’effort de prospection rend compte à elle seule, ou presque, du déficit de nids trouvés par rapport à 2009. Il est plus que probable que les populations de ces deux années soient très comparables.
Dans le fond, nous venons de vivre deux années particulièrement précaires non en terme de variation de population mais de déficit de production, ce dont témoigne un indice majeur : la productivité par couple trouvé. Il faut remonter à 2001 pour trouver une productivité aussi faible de 1,65 alors qu’en 2008 la productivité fut de 2,58 et celle de 2005 de 2,72.

Donc 2010 : l’embellie annoncée ???

Christian Pacteau (Cahiers de la surveillance 2009)