La reproduction 2013 des busards, chaotique, s’annonce mauvaise.

La météorologie des mois d’avril et mai, particulièrement froide et pluvieuse, entraine deux conséquences sur la reproduction des busards.
Les mâles ont de grandes difficultés à chasser et à ravitailler les femelles qui couvent les œufs. Conséquence de ce manque de nourriture, les nichées sont faibles (peu d’œufs pondus) et des couples s’abstiennent probablement de tenter une nidification.
Autre conséquence : le choix des milieux de nidifications. La hauteur des céréales, trop faible, en mai au moment des installations, a, dans certaines régions, incité les couples à s’installer dans des praires de fauche, où il est très difficile de les protéger en raison des fauches précoces (dès la mi-mai). Conséquence plus positive, cette indisponibilité des céréales peut également inciter les oiseaux à coloniser les friches, à condition qu’elles ne soient pas inondées…

Un fait paradoxal relevé par Gilles Moyne : malgré toute cette pluie, les oiseaux ont soif : privés de nourriture, ils se déshydratent.