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Eolien et Busard cendré: 7 cas de mortalité dans l'Hérault

La LPO Hérault suit une colonie de busards cendrés (6 à 11 couples nicheurs) vivant dans une garrigue à Chêne kermès au sud du Causse d’Aumelas depuis 2001. Deux parcs éoliens (11 éoliennes au total) ont été implantés en 2006 à environ deux kilomètres de la zone de nidification principale, puis une extension de quatre nouveaux parcs (13 éoliennes au total) a été construite en 2009 jusqu’à environ 500 mètres de la zone de nidification préférentielle.

Des sauterelles au menu des jeunes

Fin juillet, aux confins du Tarn et de l’Aude, des jeunes busards cendrés ont pris leur envol dans une lande à genêts. Ces jeunes tout justes volants sont ravitaillés avec uniquement des grandes sauterelles vertes, localement abondantes à cette période. Les jeunes s’entrainent également à la chasse avec la capture de ces proies relativement aisées à saisir.
En hivernage, en Afrique de l’Ouest, les busards cendrés se nourrissent essentiellement d’orthoptères qui peuvent atteindre de fortes densités dans le Sahel.

Combien de jeunes busards parviendront à l’envol en 2013 ?

Les conditions du printemps ont causé un grand retard de végétation (céréales et prairies de fauche) et l’affaiblissement des adultes. Les busards choisissent l’emplacement du nid en fonction de la hauteur et de la densité de la végétation disponible. La nidification des busards est donc tardive cette année, ce qui aura des conséquences sur l’envol des jeunes (cf infra).
Le manque de nourriture se fait aussi sentir, et les adultes sont affaiblis. Des adultes sont retrouvés morts au bord des routes en plus grand nombre qu’habituellement.

Entre le manque d’habitat favorables et le manque de nourriture, de nombreux oiseaux ne sont donc pas en condition de se reproduire cette année.
Pour ceux qui déposent une ponte, il est à craindre un fort taux d’échec. Les sols détrempés et les fortes pluies causent la verse des céréales et l’inondation des champs, facteurs de perte des nichées.

La reproduction 2013 des busards, chaotique, s’annonce mauvaise.

La météorologie des mois d’avril et mai, particulièrement froide et pluvieuse, entraine deux conséquences sur la reproduction des busards.
Les mâles ont de grandes difficultés à chasser et à ravitailler les femelles qui couvent les œufs. Conséquence de ce manque de nourriture, les nichées sont faibles (peu d’œufs pondus) et des couples s’abstiennent probablement de tenter une nidification.
Autre conséquence : le choix des milieux de nidifications. La hauteur des céréales, trop faible, en mai au moment des installations, a, dans certaines régions, incité les couples à s’installer dans des praires de fauche, où il est très difficile de les protéger en raison des fauches précoces (dès la mi-mai). Conséquence plus positive, cette indisponibilité des céréales peut également inciter les oiseaux à coloniser les friches, à condition qu’elles ne soient pas inondées…

Les busards cendrés sont de retour !

Les premiers busards cendrés ont été observé le 30 mars sur leurs sites de reproduction en Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres. Depuis, durant la première quinzaine d’avril, d’autres ont été contacté sur les sites de reproduction suivis, dans la Vienne (2 avril), l’Aveyron (10 avril), la Saône et Loire (13 avril), la Haute-Loire (13 avril), l’Indre-et-Loire (13 avril), l’ Eure-et-Loire (14 avril), le Loir-et-Cher (14 avril), le Jura (15 avril), la Lorraine (15 avril), etc.
D’autres ont aussi été vus en migration en Saône-et-Loire (1er avril), en Lorraine (5 et 9 avril), dans l’Aube (13 et 14 avril).

Busards pâle et cendré en Tanzanie

En février 2013, dans le parc national du Serengeti (Nord Tanzanie), nous avons vu une quinzaine de busards, busard cendré et busard pâle (au moins 3 individus identifiés), sur environ 200 km de pistes traversant la réserve. Les oiseaux hivernants viennent très probablement des populations reproductrices asiatiques et russes, selon les schémas de migration admis. Nos populations d'Europe occidentale hivernent, elles, dans l'Ouest africain.

Alain Leroux

 

Deux busards des roseaux empoisonnés en Vendée : une condamnation.

Le 15 janvier 2013, le tribunal correctionnel des sables d'Olonne en Vendée a condamné un agriculteur retraité D'Angles (85) à deux mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende. En juillet 2011, les agents de l'ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) avaient constaté, sur son terrain de Saint-Benoist-sur-Mer, la présence de rats empoisonnés et de trois milans morts.
En mars 2012, le même agriculteur a été une nouvelle fois contrôlé par l’ONCFS et cette fois-ci les agents ont découvert sur son terrain un cadavre de rat à quelques mètres de ceux de deux busards des roseaux. Le prévenu a avoué que les rats empoisonnés servaient d'appât pour piéger les buses ou les pies, qui, d'après lui, détruisaient les cannetons. Pour cela il utilisait du carbofuran, un pesticide très toxique dont l'usage est interdit en France depuis 2008.

La LPO Isère recrute un chargé de mission pour la saison 2013

Dans le cadre de sa campagne annuelle de protection des busards cendrés, la LPO Isère recrute un chargé de mission pour la saison 2013. La LPO Isère suit depuis plus de 30 ans une population de busards cendrés en plaine de Bièvre, bastion départemental et régional de l'espèce. Chaque année, une campagne de sauvegarde est organisée pour éviter la destruction des nichées lors des moissons, le busard cendré nichant au sol dans les cultures. La zone d'étude est la plaine de Bièvre (50 km au Nord-Ouest de Grenoble).

Un CDD  à 80 %, du 1er mai au 31 juillet 2013, est recherché pour assurer le suivi et la protection des nids. Fiche descriptive du poste et les modalités de recrutement : LPOIsere_CDD_busard_2013.pdf

Pour la LPO Isère,
Catherine Giraud et Marie Racapé

 

Colloque : Prédation. Connaître pour vivre ensemble

A l’occasion de ce colloque organisé par la FRAPNA les 22 & 23 mars 2013 à l’Ecole Normale Supérieure de Science (Lyon Gerland) : conférences, échanges, films, expositions, stands.
Il y sera question de busard cendré et du campagnol des champs, pour illustrer l’influence des proies à dynamique cyclique sur la démographie de leurs prédateurs (A.Millon, Université Aix-Marseille).
L’impact de la bromadiolone sur les prédateurs des rongeurs y sera également abordé (P.Touret, LPO Auvergne).
Découvrez le programme du colloque (pdf) ainsi que le  bulletin d'inscription (pdf) à nous retourner, accompagné de votre règlement, avant le 5 mars, à l'adresse suivante : FRAPNA - 77 rue Jean-Claude Vivant - 69100 Villeurbanne.

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