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Nouvelle publication scientifique: évaluation du coût/efficacité des mesures de protection des nids de Busard cendré en Espagne.

Extrait de la revue Biological Conservation 177 (2014): 126-133. Article de Andréa Santangeli, Enrico Di Minin et Béatriz Arroyo.

Des programmes coûteux de conservation sont développés dans le monde entier, alors que les ressources financières pour la conservation demeurent limitées. Il est donc nécessaire d'évaluer les actions de conservation, de sorte que les ressources limitées soient utilisées de la façon la plus cohérente.

Dans le présent article, nous évaluons l'efficacité des mesures de protection des nids de Busard cendré dans les habitats agricoles espagnols. Cette espèce est l’objet d'importantes mesures de protection à travers toute l'Europe du fait d’un taux élevé de destruction des nids au moment de la moisson.

Compte-rendu des 19ème Rencontres busards (Fontaines 19 & 20 octobre)

Cette année, les Rencontres du réseau Busards se sont déroulées les 19 et 20 octobre à Fontaines en Bourgogne. 114 participants se sont déplacés des différentes régions françaises pour se rencontrer et assister à la présentation d’une vingtaine de communications. Ces rencontres ont même une portée internationale puisque quatre pays européens étaient représentés (Belgique, Pays-Bas, Espagne et Pologne).

Eolien et Busard cendré: 7 cas de mortalité dans l'Hérault

La LPO Hérault suit une colonie de busards cendrés (6 à 11 couples nicheurs) vivant dans une garrigue à Chêne kermès au sud du Causse d’Aumelas depuis 2001. Deux parcs éoliens (11 éoliennes au total) ont été implantés en 2006 à environ deux kilomètres de la zone de nidification principale, puis une extension de quatre nouveaux parcs (13 éoliennes au total) a été construite en 2009 jusqu’à environ 500 mètres de la zone de nidification préférentielle.

Des sauterelles au menu des jeunes

Fin juillet, aux confins du Tarn et de l’Aude, des jeunes busards cendrés ont pris leur envol dans une lande à genêts. Ces jeunes tout justes volants sont ravitaillés avec uniquement des grandes sauterelles vertes, localement abondantes à cette période. Les jeunes s’entrainent également à la chasse avec la capture de ces proies relativement aisées à saisir.
En hivernage, en Afrique de l’Ouest, les busards cendrés se nourrissent essentiellement d’orthoptères qui peuvent atteindre de fortes densités dans le Sahel.

Combien de jeunes busards parviendront à l’envol en 2013 ?

Les conditions du printemps ont causé un grand retard de végétation (céréales et prairies de fauche) et l’affaiblissement des adultes. Les busards choisissent l’emplacement du nid en fonction de la hauteur et de la densité de la végétation disponible. La nidification des busards est donc tardive cette année, ce qui aura des conséquences sur l’envol des jeunes (cf infra).
Le manque de nourriture se fait aussi sentir, et les adultes sont affaiblis. Des adultes sont retrouvés morts au bord des routes en plus grand nombre qu’habituellement.

Entre le manque d’habitat favorables et le manque de nourriture, de nombreux oiseaux ne sont donc pas en condition de se reproduire cette année.
Pour ceux qui déposent une ponte, il est à craindre un fort taux d’échec. Les sols détrempés et les fortes pluies causent la verse des céréales et l’inondation des champs, facteurs de perte des nichées.

La reproduction 2013 des busards, chaotique, s’annonce mauvaise.

La météorologie des mois d’avril et mai, particulièrement froide et pluvieuse, entraine deux conséquences sur la reproduction des busards.
Les mâles ont de grandes difficultés à chasser et à ravitailler les femelles qui couvent les œufs. Conséquence de ce manque de nourriture, les nichées sont faibles (peu d’œufs pondus) et des couples s’abstiennent probablement de tenter une nidification.
Autre conséquence : le choix des milieux de nidifications. La hauteur des céréales, trop faible, en mai au moment des installations, a, dans certaines régions, incité les couples à s’installer dans des praires de fauche, où il est très difficile de les protéger en raison des fauches précoces (dès la mi-mai). Conséquence plus positive, cette indisponibilité des céréales peut également inciter les oiseaux à coloniser les friches, à condition qu’elles ne soient pas inondées…

Les busards cendrés sont de retour !

Les premiers busards cendrés ont été observé le 30 mars sur leurs sites de reproduction en Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres. Depuis, durant la première quinzaine d’avril, d’autres ont été contacté sur les sites de reproduction suivis, dans la Vienne (2 avril), l’Aveyron (10 avril), la Saône et Loire (13 avril), la Haute-Loire (13 avril), l’Indre-et-Loire (13 avril), l’ Eure-et-Loire (14 avril), le Loir-et-Cher (14 avril), le Jura (15 avril), la Lorraine (15 avril), etc.
D’autres ont aussi été vus en migration en Saône-et-Loire (1er avril), en Lorraine (5 et 9 avril), dans l’Aube (13 et 14 avril).

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