Auvergne

Actualités


Sortie du cahier technique sur la gestion sylvicole et environnementale des forêts d'altitude

Le parc naturel régional Livradois-Forez édite un cahier technique sur la gestion sylvicole et environnementale des forêts d’altitude (> 800 m).

Une incitation à la mise en œuvre d’une sylviculture durable intégrant les enjeux de biodiversité et garantissant la pérennité des forêts anciennes.

Télécharger le cahier technique: www.parc-livradois-forez.org/gestion-forestiere-et-biodiversite/


 

Reportage en Livradois-Forez

Le PNR du Livradois-Forez vous propose ce reportage sur la recherche de la Chouette de Tengmalm et la Chevêchette d’Europe en Livradois-Forez. A découvrir ici ou bien encore sur Facebook.
Source : Jean-Claude Corbel

Pétition "Non au massacre de 160 ha de forêt sur le plateau casadéen !"

Un radar météo a été implanté sur la commune de Sembadel en 1996 afin de prévenir des crues de la Loire et de ses affluents, pour la protection des personnes et des biens.
Le choix du lieu de l'implantation de ce radar a été fait en dépit du bon sens (puisqu'il n'est pas au point culminant des environs) et n'est pas suffisamment haut pour que son faisceau d'ondes ne soit pas gêné par les arbres.
En 1996, les arbres occultaient déjà les émissions du radar et le problème n'a fait qu'empirer avec le temps (car les jeunes arbres ont continué à grandir...). Aujourd'hui, Météo France nous demande de faire abattre une superficie de 160 ha minimum d'une forêt en partie très ancienne, datant de l'époque de Colbert et utilisée pour fournir la marine royale et fabriquer les mats des bateaux). Cet abattage devrait commencer dans un premier temps (dans les mois à venir) par une coupe de 45 ha, le reste de la superficie ferait l'objet d'abattages ultérieurs.

Rencontres naturalistes de Haute-Loire

Nous avons le plaisir de vous convier aux 8e rencontres naturalistes de Haute-Loire, qui auront lieu les samedi 27 et dimanche 28 septembre 2014 à Saint-Jean-Lachalm. Vous trouverez le programme ici*, ainsi qu'un bulletin de réservation à nous retourner avant le 20 septembre 2014.
Nous espérons vous accueillir nombreux pour cette huitième édition !
Sincères et cordiales salutations naturalistes.
Le comité d'organisation

* Les petites chouettes de montagne figurent évidemment au programme !

Actions en faveur de la chevêchette et de la chouette de Tengmalm

Bilan du suivi

Année 2015

Monts du Livradois (43 – 63)
Après un hiver clément dans l’ensemble et peu enneigé sauf en février, les conditions trophiques n’étaient visiblement pas favorables, ce printemps, à la reproduction de la Chouette de Tengmalm. Dans la partie sud (43 - 63) régulièrement suivie chaque année, l’activité vocale des mâles a été bien réduite, tant par le nombre de chanteurs que par la période (du 15/02 au 09/04 seulement). Le suivi des loges de Pic noir connues a permis de trouver 7 nids, dont un seul a produit au moins 1 jeune proche de l’envol (03/05). Les autres ont été abandonnés en période d’incubation, sans trace visible de prédation. C’est donc une bien mauvaise année.
Plus au nord (63), où elle est également bien présente mais moins suivie, des prospections ont débuté dans le cadre d’un programme d’étude de trois ans sur les petites chouettes de montagne par le PNR Livradois-Forez, qui, par sa situation, inclut une superficie importante de vieilles sapinières et sapinières-hêtraies. Cette étude a pour but de cerner l’habitat et de définir à terme les méthodes de gestion forestière appropriées à la conservation des petites chouettes. Au moins 15 individus ont répondu, soit par des cris soit par des chants, à la repasse dans la plupart des cas, sur 5 communes, entre février et avril. Un nid a aussi été découvert, mais n’a pas été suivi.
La bonne nouvelle est venue en juin, puis en octobre 2014, où 1 puis 2 Chevêchettes d’Europe ont été signalées pour la première fois dans le Livradois, sur un site (63) où un nid allait être découvert en avril suivant (dans une loge de Pic épeiche, à 8 m de hauteur, dans une chandelle de sapin, au sein d’une vieille sapinière à 1 070 m d’altitude). Les jeunes, envolés les 9 ou 10 juin, ont rapidement gagné les hautes frondaisons environnantes et leur nombre n’est pas connu. Les prospections suivant les premiers contacts ont également permis de trouver, de l’automne au printemps, au moins 3 autres chanteurs cantonnés à 15/20 km plus au sud (43).
Coordination : Dominique Vigier

Année 2014

Monts du Livradois (43 – 63)
Après la saison 2013 catastrophique pour la Chouette de Tengmalm, 2014 a montré un revirement spectaculaire. Premier chant le 25/12/13, installation précoce de nicheurs qui ont bénéficié de conditions météorologiques clémentes et probablement d'une bonne ressource alimentaire disponible en fin d'hiver. Première femelle au nid le 23/02, déjà 9 couvaisons en cours le 12/03, puis 6 autres nids découverts entre le 23/03 et le 30/05. Avec 15 tentatives de reproduction, 2014 devient ainsi la seconde meilleure année depuis le début du suivi (22 en 2007). Le succès des 9 premiers nids (6 avec des juvéniles proches de l'envol ou envolés, 2 abandons, 1 prédaté) est meilleur que pour les 6 nids plus tardifs, dont 1 seul a produit au moins 1 juvénile proche de l'envol, les autres ayant été abandonnés. Le nombre maximum de juvéniles vus au trou de vol et/ou appelant après leur envol va de 1 à 3 (premier visible le 23/04). On peut cependant dire qu'avec 7 nids sur 15 ayant produit des jeunes, la saison a été bonne. Sur un site, 2 nids étaient distants de 250 mètres. Au moins 9 autres mâles chanteurs ont été contactés. 14 pelotes récoltées sur deux sites et analysées par Patrick Bayle ont révélé 7 Musaraignes, 5 Campagnols roussâtres et 11 Mulots sylvestre ou à collier.
Quant au mystère entourant les “Chevêchettes” au comportement si atypique, signalées depuis 2011, il est élucidé : ce sont des Petits-ducs scops ! Revenus cette saison, j'ai encore pu écouter en mai le chant du mâle du Petit-duc, simultanément avec celui d'un mâle de Chouette de Tengmalm à quelques dizaines de mètres l'un de l'autre, en pleine sapinière. Déroutant !
Coordination : Dominique Vigier

Massifs forestiers de Haute-Loire (43)
Massif du Devès : C'est en octobre 2013 à la recherche de la Chevêchette d'Europe sur fond de brame du cerf au crépuscule qu'a commencé la saison de suivi de la Chouette de Tengmalm.
Effectivement, par deux fois, dans deux lieux différents, les débuts de nuits des forêts du Devès ont été marquées par des vocalises peu communes : le chant d'automne de la Chouette de Tengmalm !
Lancés spontanément, moins "appuyés" qu'au printemps, seulement quelques phrases, mais il s'agissait bien de "pou-pou" tout de même !
Au printemps jusqu'à six chanteurs ont été entendus, les plus tardifs fin avril, sur des sites déjà connus pour cette 4ème année de suivi.
Au total, 7 chouettes ont été vues dans des loges. On note 2 abandons (1 loge au fond humide), une prédation probable (martre vue dans la loge allaitant un juvénile). Puis 1 jeune, 4 jeunes, 4 jeunes et une reproduction tardive le 26 juillet avec 5 jeunes au nid ! Rien dans les nichoirs.
Une petite caméra au bout d'une perche (cam-à-perche) a grandement facilité les contrôles de cavités. Les arbres concernés par les reproductions de Chouette de Tengmalm sont entre autres des hêtres, sur les 625ha de forêts domaniales. L’ONF les ont pointés au GPS et marqués d'un triangle chamois.
La Chevêchette d'Europe est encore la grande absente de ce massif du Sud Haute-Loire, malgré plusieurs prospections ciblées.
Coordination : Nicolas Vaille-Cullière (LPO Auvergne)

Année 2013

Monts du Livradois (43 – 63)
2013 est une très mauvaise année pour la chouette de Tengmalm. Le premier chant est entendu le 13/01 et le dernier le 24/04 (seulement). Sur les quelque vingt sites suivis, ce n'est que le 2 avril que sont trouvées 2 premières femelles au nid et les cinq tentatives de reproduction découvertes en tout se sont soldées par un échec complet, les cinq nids ayant été abandonnés en cours d'incubation. Pour la troisième année 2 chevêchettes d’Europe ont manifesté un comportement toujours aussi atypique, avec absence de tout indice de présence en automne et en hiver et reprise des chants réguliers du 01/05 jusqu'au 04/07 pour le dernier. Recherche femelle désespérément !
Coordination : Dominique VIGIER

Massifs forestiers de Haute-Loire (43)
Massif du Devès : Pour le massif du Devès, avec un accès délicat, pour cause de neige au début du printemps, nombreux sont les sites découverts en 2012, qui n'ont pu être "écoutés". Le 9 mars 2013 enfin, un premier chanteur Tengmalm se fait entendre. Plusieurs sorties par la suite pour comptabiliser, seulement trois chanteurs sur la période. Petite année pour les nidifications car seule une chouette sera vue à la loge le 13 avril, puis le 27 avril, puis plus rien...Plus tard dans la saison, les 11 îlots d'arbres occupés en 2012 on été contrôlés par grattage au moins une fois, sans pouvoir apporter de preuve de nidification ou tentative ; 2 de leurs loges étaient occupées par des écureuils. La plupart des pôles étant situés dans les forêts de type hêtraies-sapinières en gestions O.N.F. une convention avec la LPO est en cours d’élaboration, afin de pointer et protéger les arbres à cavités. Pour la chevêchette d'Europe aucune observation n'a été faite de l'espèce, malgré diverses prospections à sa recherche sur le Devès. La petite chouette semble être la grande absente de ces forêts, qui pourraient correspondre au biotope type...

Massifs du Meygal, du Mézenc, du Felletin et des Monts Breysses : La période d’août 2012 à juillet 2013 va enclencher un nouvel élan dans la recherche des petites chouettes de montagne en Haute-Loire. Le travail mené sur le massif du Devès va remotiver quelques ornithos locaux à rechercher dans un premier temps la chouette de Tengmalm, dont on pensait la distribution départementale plus localisée, et dans un second temps la chevêchette d’Europe. Chouette de Tengmalm : le nombre d’observations fournies pour la période considéré est de 25, avec seulement 2 contacts d’un oiseau chanteur, probablement le même car sur le même site et à quelques jours d’intervalles. Les 2 observations émanent de 2 observateurs différents, pour un total de 4 observateurs sur ces massifs. Chevêchette d’Europe : sa découverte récente en Haute-Loire a suscité quelques velléités qui ont payé sur le massif du Meygal avec plusieurs contacts en automne, dont un chant d’automne bien marqué (mais bref), et un seul contact printanier. 4 observateurs au total, pour 24 données et 8 contacts en tout.
Coordination : Nicolas VAI LLE-CULLIERE & Christophe TOMATI (LPO Auvergne)

Année 2012

Chaîne des Puys (63)
11-12 mâles chanteurs de chouette de Tengmalm ont été repérés en 2012. 4 loges sont occupées, sans preuve de réussite de reproduction. Dans le détail, le secteur sud ne fournit à nouveau aucune donnée (mais faible prospection) ; le secteur nord (un site historique pas occupé depuis 2003) accueille enfin un chanteur ; le secteur central accueille 5 chanteurs, 2 loges occupées habituellement le sont cette année ; un autre secteur (la Cheire de Côme), habituellement pas suivi où un mâle avait été noté en 2010, accueille cette année 5 ou 6 mâles chanteurs dans des bosquets d'épicéas au milieu de forêt pionnière feuillue (surtout noisetiers), il y avait une très forte densité de rongeurs sous ces bosquets d'épicéas. 2 loges occupées ont été trouvées (une dans la seule petite hêtraie du secteur et une atypique dans un épicéa cassé).
Coordination : Romain RIOLS (LPO Auvergne)

Massifs forestiers de Haute-Loire (43)
Plusieurs hêtraies-sapinières du massif du Devès, particulièrement la partie sud, ont été prospectées cette année grâce à une accessibilité facilitée par un hiver peu enneigé. Ceci a permis de belles découvertes. Un premier chanteur de chouette de Tengmalm est entendu dès le 6 janvier et d'autres individus sont contactés régulièrement par la suite, avec notamment un "concerto" de 6 mâles chanteurs le 28 février dans un rayon d'un kilomètre (3 chanteurs sont rapprochés). Un chanteur tardif est entendu le 17 juin. Au total 12 chanteurs différents sont notés durant la saison 2012. Le 7 mars une femelle est vue à l’entrée d’une loge. D’autres sont vues par la suite… Au total, 12 individus sont contrôlés à l’entrée d’une loge, y compris une donnée en Margeride (femelle avec un Colobome de l'iris à l'oeil gauche). Un jeune est vu le 26 avril, deux le 14 juillet. En tout 7 jeunes ont été observés mais toutes les reproductions ou tentativesn'ont pas été suivies. A noter la nidification d’un couple dans un arbre du grand parking du restaurant du Lac du Bouchet (200 000 visiteurs/ an). Le tronc a été "gratté" par la balayeuse des services de voirie (!). Deux jeunes se tiennent au trou d’envol le 18 mai. La consigne de la conservation des arbres à cavités sur environ 1 000 hectares de forêt domaniale est passée à l’ONF, mais une partie des hêtres "troués" sont dans des forêts privées. Chaîne des Boutières (est du département) : une donnée d’un couple avec un mâle chanteur à l’entrée d’une loge avec réponse de la femelle. Observation sans suite. 2 autres données sur une autre commune, en 2 endroits distincts, avec un couple contacté et un mâle chanteur. L’espèce y est considérée comme nicheuse probable. Ce secteur très excentré reste sous-prospecté. Massif du Mézenc : 6 données avec contact sur 3 communes différentes et 3 secteurs au total. Seulement des codes atlas 2 et 3, avec donc un indice de reproduction possible. Monts Breysses : 4 données avec contact, dont 3 de chanteurs pour vraisemblablement 2 oiseaux différents. Une donnée d’une pelote trouvée au pied d’une loge. Aucune observation de femelle ou de juvénile au niveau des quelques loges connues. La présence avérée de la chevêchette d’Europe en Haute-Loire a pris une nouvelle dimension en 2012 avec 2 nouveaux massifs occupés. Massif du Livradois : 21 données d’un même observateur avec contact de 2 individus, peut-être 3 lors d’un des contacts. Les observations ont eu lieu en mai et en juin, toutes sur la même commune. L’espèce est nicheuse probable. Massif du Felletin : 3 données sur le même secteur, en septembre et octobre, avec à chaque fois un individu entendu, avec peut-être un deuxième oiseau au loin répondant. La présence de l’espèce semble logique compte tenu de la localisation de ces massifs, à l’est du département, et donc géographiquement plus proches des populations Rhône-alpines. Massif du Meygal : 4 données, toutes auditives, sur le même secteur, en septembre et octobre. Les observations, sur ces 3 massifs, sont concentrées sur des secteurs restreints, ce qui laisse encore des possibilités de découverte sur ces massifs. Il est à noter l’accentuation de la pression d’observation sur ces 3 massifs ainsi que sur d’autres massifs pouvant présenter des secteurs favorables à l’espèce : massifs du Mézenc, Devès et Margeride. De nombreuses données sans contact avec l’espèce mentionnent néanmoins des alarmes de passereaux provoquées par simples sifflements. 2013 devrait permettre de circonscrire encore plus finement la répartition de la chevêchette en Haute-Loire, certainement sous-estimée et passée en partie inaperçue.
Coordination : Romain RIOLS (LPO Auvergne)

Année 2011

Chaîne des Puys (63)
Une petite année pour la chouette de Tengmalm dans la Chaîne des Puys : 2 mâles chanteurs et aucune loge occupée !
Le mâle de chevêchette d’Europe (cf. rapport précédent) est toujours présent sur le site.
Coordination : Romain RIOLS (LPO Auvergne)

Massifs auvergnats (hors Chaîne des Puys)
Le massif des Bois noirs et les Monts de la Madeleine (au nord des Monts du Forez, en limites 42 – 63 – 03) ont fait l'objet de prospections répétées pour la chouette de Tengmalm : pas de chanteurs entendus mais 2 individus ont été notés sur une commune de l’Allier.
Les Monts de la Margeride (43 -15) n'ont été visités que par un observateur qui a entendu 2 chanteurs sur le versant cantalien.
Dans la Haute-Loire, des recherches sur plusieurs massifs ont fourni un chanteur dans le Meygal, où elle n'était pas connue et un chanteur dans les Monts Breysse, au sud du département.
Dans les Monts du Devès, un chanteur était signalé au nord (région de Fix-St-Geneys) mais plus au sud, où l'on n'avait jusque-là qu'une donnée d'un chanteur en 1995. Ce sont 4 chanteurs, puis 3 femelles au nid qui ont été découverts. Deux nids semblent avoir été abandonnés, le résultat du dernier n'a pu être précisé.
Dans les Monts du Livradois, 3 chanteurs ont été notés sur des sites où elle avait été signalée dans le passé. Plus au sud, dans la partie régulièrement suivie (départements 43 – 63), des chants ont été entendus du 04/01 au 29/05. Comme en 2010, aucune tentative de reproduction n'a été trouvée sur la moitié sud, mis à part un nid tardif, qui n'a semble-t-il produit qu'un jeune, envolé le 18 ou 19 août. Plus au nord, 11 nids ont été trouvés, avec un prédaté (femelle et œufs) par une Martre et 5 abandonnés sans signe de prédation. Quatre ont produit 2 jeunes et le dernier 3 jeunes.
Par ailleurs 2011 nous fournit les premières données de chevêchette d'Europe pour la Haute-Loire et pour le Livradois : un chanteur noté le 17 mai sur un site, sans suite, puis 2 autres chanteurs, bien cantonnés sur un autre site, à 3,6 km du premier, entendus régulièrement du 24/05 au 12/07. Après sa découverte en 2006 dans la Chaîne des Puys, à quelques 75 km au nord-ouest, son apparition dans le Haut-Livradois n'est pas très surprenante.
Coordination : Dominique VIGIER

Année 2010

Chaîne des Puys (63)
Dans le noyau principal au centre de la chaîne des Puys, des mâles chanteurs plus ou moins assidus de chouette de Tengmalm ont été contactés sur 8 sites dont au moins 6 territoires, certaines écoutes pouvant se rapporter à des mâles (célibataires ?) mobiles. Sur ces 6 territoires, 5 ont fait l’objet de vérifications des loges connues. Seules 2 femelles ont été observées dans des loges régulièrement occupées ces dernières années. Il s’agit encore d’une année sombre pour l’espèce à cause de ressources alimentaires probablement faibles (malgré un léger retour des mulots par rapport aux deux dernières années « vierges »).
Quant à la chevêchette d’Europe, un mâle est toujours dans un secteur proche de celui où l’espèce a niché en 2008, et que sa très (trop) grande discrétion prouve qu’il est sans doute toujours apparié et donc probablement nicheur, mais où se cache-t-il ?
Coordinateur : Romain RIOLS (LPO Auvergne)

Monts du Livradois (Haute-Loire (43) et Puy-de-Dôme (63))
Saison en demi-teinte pour la chouette de Tengmalm dans le secteur suivi du Livradois : dans sa partie sud (environ la moitié des sites connus) quelques écoutes n'ont rien donné et aucune tentative de reproduction n'a été trouvée lors du suivi des loges, alors que, plus au nord, la saison a été marquée par une activité “normale”, avec des chanteurs bien présents de la fin décembre jusqu'à très tard cette année pour les derniers. Les contrôles de loges ont permis de trouver et de suivre 10 tentatives de reproduction, toutes dans des loges de Pic noir, 2 dans des hêtres, 8 dans des sapins. Le taux d'échec (50 %) semble un peu élevé, le nombre de jeunes produits (moyenne 2,4 juv/nichée réussie) est quant à lui plutôt dans la bonne moyenne.
Dans le massif de la Margeride (Haute-Loire – Cantal), R. Désécures a trouvé une chouette de Tengmalm au nid en grattant quelques hêtres à loges. Le soir, il a également contacté 2 chanteurs.
Coordination : Dominique VIGIER

Année 2014

Monts du Livradois (43 – 63)
Après la saison 2013 catastrophique pour la Chouette de Tengmalm, 2014 a montré un revirement spectaculaire. Premier chant le 25/12/13, installation précoce de nicheurs qui ont bénéficié de conditions météorologiques clémentes et probablement d'une bonne ressource alimentaire disponible en fin d'hiver. Première femelle au nid le 23/02, déjà 9 couvaisons en cours le 12/03, puis 6 autres nids découverts entre le 23/03 et le 30/05. Avec 15 tentatives de reproduction, 2014 devient ainsi la seconde meilleure année depuis le début du suivi (22 en 2007). Le succès des 9 premiers nids (6 avec des juvéniles proches de l'envol ou envolés, 2 abandons, 1 prédaté) est meilleur que pour les 6 nids plus tardifs, dont 1 seul a produit au moins 1 juvénile proche de l'envol, les autres ayant été abandonnés. Le nombre maximum de juvéniles vus au trou de vol et/ou appelant après leur envol va de 1 à 3 (premier visible le 23/04). On peut cependant dire qu'avec 7 nids sur 15 ayant produit des jeunes, la saison a été bonne. Sur un site, 2 nids étaient distants de 250 mètres. Au moins 9 autres mâles chanteurs ont été contactés. 14 pelotes récoltées sur deux sites et analysées par Patrick Bayle ont révélé 7 Musaraignes, 5 Campagnols roussâtres et 11 Mulots sylvestre ou à collier.
Quant au mystère entourant les “Chevêchettes” au comportement si atypique, signalées depuis 2011, il est élucidé : ce sont des Petits-ducs scops ! Revenus cette saison, j'ai encore pu écouter en mai le chant du mâle du Petit-duc, simultanément avec celui d'un mâle de Chouette de Tengmalm à quelques dizaines de mètres l'un de l'autre, en pleine sapinière. Déroutant !
Coordination : Dominique Vigier

Massifs forestiers de Haute-Loire (43)
Massif du Devès : C'est en octobre 2013 à la recherche de la Chevêchette d'Europe sur fond de brame du cerf au crépuscule qu'a commencé la saison de suivi de la Chouette de Tengmalm.
Effectivement, par deux fois, dans deux lieux différents, les débuts de nuits des forêts du Devès ont été marquées par des vocalises peu communes : le chant d'automne de la Chouette de Tengmalm !
Lancés spontanément, moins "appuyés" qu'au printemps, seulement quelques phrases, mais il s'agissait bien de "pou-pou" tout de même !
Au printemps jusqu'à six chanteurs ont été entendus, les plus tardifs fin avril, sur des sites déjà connus pour cette 4ème année de suivi.
Au total, 7 chouettes ont été vues dans des loges. On note 2 abandons (1 loge au fond humide), une prédation probable (martre vue dans la loge allaitant un juvénile). Puis 1 jeune, 4 jeunes, 4 jeunes et une reproduction tardive le 26 juillet avec 5 jeunes au nid ! Rien dans les nichoirs.
Une petite caméra au bout d'une perche (cam-à-perche) a grandement facilité les contrôles de cavités. Les arbres concernés par les reproductions de Chouette de Tengmalm sont entre autres des hêtres, sur les 625ha de forêts domaniales. L’ONF les ont pointés au GPS et marqués d'un triangle chamois.
La Chevêchette d'Europe est encore la grande absente de ce massif du Sud Haute-Loire, malgré plusieurs prospections ciblées.
Coordination : Nicolas Vaille-Cullière (LPO Auvergne)

Contacts et liens utiles

- LPO Auvergne, Romain Riols (coordinateur)
- Dominique Vigier (coordinateur)

http://www.lpo-auvergne.org/
http://www.faune-auvergne.org/