Isère

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Exposition photos à Grenoble

Sebastien Dellepiane, accompagnateur en montagne chez Rando Zoom Nature, expose quelques unes de ses magnifiques photos de faune de montagne à l'atelier d'élémenterres, 4 rue Montesquieu à Grenoble. Le vernissage de cette exposition permanente aura lieu le dimanche 12 mars à 17h, où Sébastien se fera un plaisir d'échanger avec vous sur ces belles montagnes et les animaux qui les peuplent.

Actions en faveur de la chevêchette et de la chouette de Tengmalm

Bilan du suivi

Année 2015

Chouette de Tengmalm : Cette année encore, nous parlerons de « territoires occupés », compilant ainsi les données d’automne et du printemps qui lui succède, car les prospections effectuées par le groupe d’observateurs, pourtant très actif, ne débouchent que très rarement sur des données de nidification, faute de suivi réel. Elles restent le plus souvent possibles ou probables (selon les codes Biolovision). Pour la saison 2014-2015, le nombre de données positives de Chevêchette d’Europe retrouve une valeur proche de la moyenne, en augmentation par rapport à la saison précédente. Notons que les sorties ont été plus fructueuses ce qui pourrait montrer une fidélité des observateurs sur des sites connus ou une prospection beaucoup plus ciblée.

2014-2015 : 27 données (+36 négatives) (*).
8 données à l’automne – 19 au printemps.
5 nidifications possibles (couples cantonnés).
Rappel 2011-2012 : 141 données (+118 négatives) ; 2012-2013 : 31 données (+57 négatives) ; 2013-2014 : 82 (+56 négatives).

Chevechette d'Europe : En ce qui concerne la chouette de Tengmalm, les données sont en très forte régression. Il faut toutefois mettre ces résultats en rapport avec les conditions climatiques qui, sur les massifs préalpins, peuvent avoir un gros effet sur l’effort de prospection des observateurs. Cette année l’arrivée tardive de la neige en fin d’hiver n’a pas favorisé les sorties de terrain. Comme les années précédentes, une grosse partie de ces données sont issues des massifs qui cernent l’agglomération grenobloise et sont donc faciles d’accès : Chartreuse Sud, Vercors Nord et Belledonne. Le sud du département (Trièves, Oisans, Grandes Rousses) traditionnellement moins parcouru, est cette année un peu plus prospecté. Nous bénéficions aussi, pour la première fois, des données du PN des Ecrins. Comme chaque année, une cinquantaine d’observations proviennent d’agents de l’ONF. L’altitude est en moyenne de 1357 m pour la chevêchette et de 1385 m pour la Chouette de Tengmalm.

2014-2015 : 169 données (+99 négatives).
121 données à l’automne – 48 au printemps.
18 nidifications possibles (couples cantonnés).
Rappel : 2011-2012 : 295 données (+214 négatives) ; 2012-2013 : 169 données (+110 négatives) ; 2013-2014 : 125 (+168 négatives).
(*) Les données négatives correspondent à des sorties sans contacts.

Conclusions : Ce bilan annuel permet d'avoir des indications sur de très "grandes tendances" mais il est toujours difficile de tirer des conclusions sur de vraies dynamiques de populations, particulièrement pour la Tengmalm dont le nombre de données est faible. Ce qui est vrai à l'échelle de l'ensemble du territoire l'est encore plus au niveau de chaque secteur où, d'une année sur l'autre, les efforts de prospection peuvent être complètement différents. En l’absence de protocole standardisé, nous sommes donc toujours, six ans après le début de l’étude, dans une perspective d’amélioration de nos connaissances sur la répartition et la densité des deux espèces.
Coordinateurs : Yvan Orecchioni (ONF) & Alain Provost (LPO Isère)
 

Année 2014

Pour la saison 2013-2014, le nombre de données positives est en diminution par rapport à 2012-13 (beaucoup de sorties sans contacts), et très en-deçà de la saison exceptionnelle 2011-12. Cette année, nous parlerons de « territoires occupés », compilant ainsi les données d’automne et du printemps qui lui succède, car les prospections effectuées par le groupe d’observateurs, pourtant très actif, ne débouchent que très rarement sur des données de nidification (8 preuves de nidification pour les deux espèces réunies).
Il faut aussi rappeler que les conditions climatiques du printemps 2014, avec de fortes précipitations en janvier, février puis en mai ont, sans aucun doute, eu des conséquences néfastes sur la nidification. Les contrôles et la prospection ont ainsi été rendus très difficiles quant à l’accès, et ceci dans les zones préalpines du Vercors et de la Chartreuse très enneigées, bien fréquentées par les observateurs.

Chouette de Tengmalm : 2013-2014 : 82 données (+56 négatives). 3 données à l’automne – 79 au printemps. 4 nidifications certaines (couples cantonnés) : 3 en Vercors, 1 en Chartreuse.
Rappel 2011-2012 : 141 données (+118 négatives) ; 2012-2013 : 31 données (+57 négatives).
Chevêchette d’Europe : 2013-2014 : 125 données (+168 négatives)(*). 50 données à l’automne – 75 au printemps. 5 nidifications certaines (couples cantonnés) : 1 en Oisans, 1 en Belledonne, 2 en Vercors, 1 en Chartreuse.
Rappel : 2011-2012 : 295 données (+214 négatives) ; 2012-2013 : 169 données (+110 négatives).
(*) Les données négatives correspondent à des sorties sans contacts.

Comme les autres années, une grosse partie de ces données sont issues des massifs qui cernent l’agglomération grenobloise et donc faciles d’accès : Chartreuse Sud, Vercors Nord et Belledonne. Le Sud du département (Trièves, Oisans, Grandes Rousses) est toujours assez peu prospecté. Un nouveau massif, le Valbonnais a été rajouté. Comme chaque année, une cinquantaine d’observations provient d’agents de l’ONF.
Les données altitudinales donnent une moyenne de 1335 mètres pour la chevêchette et 1282 m pour la Chouette de Tengmalm.

Conclusions : Ce bilan permet d'avoir des indications sur de très "grandes tendances" mais il est difficile de tirer vraiment des conclusions sur de vraies dynamiques de populations. Ce qui est vrai à l'échelle de l'ensemble du territoire l'est encore plus au niveau de chaque secteur où, d'une année sur l'autre, les efforts de prospection peuvent être complètement différents et donc, le nombre de contacts aussi, sans que cela soit lié nécessairement à une évolution des territoires. Pour cette cinquième année d’étude, nous sommes donc toujours dans une perspective d’amélioration de nos connaissances sur la répartition et la densité des deux espèces sur tous les secteurs montagneux de l’Isère sans recherches particulières des nids.
Coordinateurs : Yvan Orecchioni (ONF), Alain Provost (LPO Isère)

Année 2013

Pour la saison 2012-2013, le nombre de données est en très forte baisse par rapport aux années précédentes et surtout par rapport à 2011-2012 où nous avions pu recenser 85 territoires de chevêchettes et 49 de Tengmalm. Cette année, les effectifs tombent à 32 pour la chevêchette et 19 pour la Tengmalm. Principale raison pour expliquer cette baisse significative : les conditions climatiques du printemps, avec de fortes précipitations neigeuses puis pluvieuses tout au long de l’hiver qui se sont prolongées très tard au cours du printemps. De ce fait, les contrôles de nidification ont été rendus très difficiles quant à l’accès. De même, on peut penser que ce printemps rigoureux a eu des conséquences néfastes sur la nidification des deux espèces. Ce nombre de données en forte baisse peut être aussi interprété comme le creux d’un cycle dont la périodicité reste à définir, surtout pour la chevêchette. Notre jeune groupe isérois n’a pas encore suffisamment de recul dans le temps pour analyser ces variations. Les données des prochaines années nous apporteront matière à réflexion. Toutefois, les prospections continuent et le nombre de données inscrites dans la base Faune- Isère révèle l’intérêt des observateurs pour ces deux espèces.

Données brutes :

Chevêchette : 2012-2013 : 169 données (+ 110 négatives (*)) dont 95 à l’automne et 74 au printemps.
Rappel : 2011-2012 : 295 données (+ 214 négatives) ;
Chouette de Tengmalm : 2012-2013 : 31 données (+ 57 négatives) dont 17 à l’automne et 14 au printemps.
Rappel 2011-2012 : 141 données (+ 118 négatives).

(*) Les données négatives correspondent à des sorties sans contacts.

Comme les autres années, une grosse partie de ces données sont issues des massifs qui cernent l’agglomération grenobloise et donc faciles d’accès : Chartreuse, Vercors Nord et Belledonne. Le sud du département (Trièves, Oisans, Grandes Rousses) est toujours assez peu prospecté. Les données altitudinales donnent une moyenne de 1 309 m pour la chêvechette d’Europe et 1 312 m pour la chouette de Tengmalm. Pour cette quatrième année d’étude, nous sommes toujours dans une perspective d’amélioration de nos connaissances sur la répartition et la densité des deux espèces sur tous les secteurs montagneux de l’Isère sans recherches particulières des nids.
Coordination : Yvan ORECCHIONI (réseau avifaune ONF) et Alain PROVOST (LPO Isère)

Année 2012

Le groupe de passionnés constitué au printemps 2011 a continué et amplifié ses prospections sur le département de l’Isère pour la saison 2011/2012. La saisie des données en ligne sur Faune-Isère a eu un effet très dynamique sur les prospections des deux espèces puisqu’on a relevé cette dernière saison 214 données de chevêchette d’Europe (sur 520 sorties) totalisant 85 territoires et 118 de chouette de Tengmalm (sur 267 sorties) totalisant 49 territoires, ce qui représente une augmentation très sensible. Les prospections se soldent par une réussite évoluant entre 40 et 45 %. Les agents ONF ont, pour leur part, surtout fourni des données sur les assifs de Chartreuse et Belledonne (41 données de chevêchette d’Europe et 14 de chouette de Tengmalm). Une grosse partie de ces données sont issues des massifs qui cernent l’agglomération grenobloise et donc faciles d’accès : Chartreuse, Vercors nord et Belledonne. Toutefois, le sud du département (Trièves, Oisans, Grandes Rousses) commence à fournir quelques données. Nos prospections futures devraientse porter sur ces massifs ainsi que sur les territoires proches des épartements limitrophes que sont la Savoie et la Drôme. Les données altitudinales donnent une moyenne de 1350 m pour la chevêchette et 1 300 mètres pour la chouette de Tengmalm. Pour cette deuxième année d’étude, nous sommes toujours dans une perspective d’amélioration de nos connaissances sur la répartition et la densité des deux espèces sur tous les secteurs montagneux de l’Isère sans recherches particulières des nids (1 nid de Tengmalm et 4 de chevêchettes suivis).
Coordination : Yvan ORRECHIONI (Réseau avifaune ONF), Alain PROVOST (LPO Isère)

Année 2011

Une vingtaine de naturalistes, agents forestiers et photographes ont prospecté les massifs montagneux de Chartreuse, Vercors, Belledonne et Oisans du département.
27 données de chouette de Tengmalm ont été enregistrées sur Faune-Isère. Elles permettent de localiser 13 territoires, alors que les 179 données de chevêchette d’Europe concernent 64 territoires.
Il faut rajouter, pour le Vercors isérois, deux chanteurs de chouette de Tengmalm (la cavité occupée l’an passée l’est à nouveau cette année) et 2 chanteurs de chevêchette d’Europe (un nid découvert).
Coordination : Yvan ORRECHIONI (ONF), Alain PROVOST (LPO Isère)

Année 2010

Isère (38)
Deux territoires de chouette de Tengmalm ont été découverts en Chartreuse : un en Belledonne, deux dans le Trièves (avec un nid) et trois dans le Vercors (avec un nid)
A la même période, six territoires de chevêchette d’Europe ont été notés en Chartreuse (avec un nid), quatre en Belledonne (avec un nid), deux dans le Vercors (avec un nid) et un dans le Trièves (versant est du Vercors).
Coordination : Yvan ORECCHIONI (ONF)

Contacts et liens utiles

- ONF, Yvan Orecchioni (coordinateur)
- LPO Isère, Alain Provost (coordinateur)

- http://www.isere.lpo.fr/
- http://www.faune-isere.org/