La chouette effraie ou effraie des clochers est en danger

— source : Le Progrès —

Une étude publiée par la LPO (Ligue de protection des oiseaux) révèle que le rapace, de même que la chouette chevêche, recule en Auvergne Rhône-Alpes.

La chouette effraie, également appelée effraie clochers, se raréfie en Auvergne Rhône-Alpes. C’est ce qu’a montré une étude de la LPO (Ligue de protection des oiseaux) consacrée aux rapaces nocturnes. Effectuée à l’aide de volontaires, elle avait pour objet d’évaluer leur nombre.

Des résultats ambivalents

Le bilan est assez ambivalent. Neuf espèces ont été observées. Certaines se portent très bien, comme le grand-duc d’Europe, qui affectionne les roches escarpées des gorges de la Loire et de l’Arzon. La population de chouettes hulottes reste également importante. Cependant, on enregistre une inquiétante baisse du nombre d’effraies des clochers. Cette chouette blanche niche dans les clochers ou dans les vieux hangars. « Mais avec la modernisation des granges dans les campagnes, elles n’ont plus d’endroit où habiter », alerte Maurice Maurin, de la LPO. De plus, la plupart des clochers sont fermés à cause de la lutte contre les pigeons.
La population chouette chevêche est également en déclin. Elle niche dans les arbres morts. Mais ils sont de plus en plus coupés. En somme, ces deux espèces souffrent de la disparition de leur habitat.

Des nichoirs pour sauvegarder les espèces

« Les données de Haute-Loire ne sont pas très représentatives, car il n’y a pas eu beaucoup de volontaires », nuance Franck Chastagnol, de la LPO. Sur les 17 carrés à observer dans le département, seuls quatre ont fait l’objet d’un examen. « Mais il est clair que le nombre d’effraies des clochers est en recul. » Certes, elle ne vit pas au-delà de 800 mètres. Mais dans le bassin du Puy, de Brioudes, elle se fait de plus en plus rare. « En outre, elle vole à un ou deux mètres du sol la nuit, ce qui fait qu’elle se fait renverser par les voitures », précise Franck Chastagnol.
Pour lutter contre le recul de l’espèce, la LPO installe des nichoirs, « qui fonctionnent très bien », d’après Maurice Maurin. Les rapaces s’accommodent facilement de cet habitat artificiel, qui peut leur sauver la vie.

Pratique : Si vous voyez un rapace nocturne, signalez-le à la LPO. L’association pourra vous fournir un nichoir si nécessaire. Tél. 06.31.10.97.51.

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