Suivi et conservation

 

Besoins optimaux de l’espèce

Une espèce des constructions humaines tournées vers l’agriculture

Avant l’arrivée de la brique et du béton, l’Effraie trouvait des sites de nidification dans les rochers et éboulis (Géroudet, 1965), elle s’est ensuite adaptée aux constructions humaines, la conduisant jusqu’au cœur même des villes.
Cependant, l’espèce reste fortement liée aux milieux agricoles. D’une part elle y trouve les mammifères (surtout les campagnols) dont elle se nourrit. Mais aussi pour se reproduire, car, en plus des bâtiments d’exploitation, elle utilise aussi des arbres creux quand ils sont disponibles et favorables.

Facteurs déterminant la présence de l’espèce

Ces facteurs peuvent être divisés en deux, les facteurs caractéristiques du site de nidification et ceux caractérisant les zones de chasse. Cependant, il arrive que malgré des conditions favorables, l’espèce ne s’installe pas, tous les détails de la biologie de l’Effraie n’étant pas connus, certains cas sont inexpliqués.

Facteurs liés au site de nidification

Pour nicher, l’Effraie cherche des lieux où elle pourra élever ses jeunes en toute tranquillité, à savoir un site inaccessible pour les prédateurs et pour l’homme, dont l’entrée est dégagée.
Cette description d’un site de nidification potentiel correspond souvent à des constructions humaines, des granges, combles, clochers d’églises, mais il arrive aussi que des couples s’installent dans des sites naturels tels que des arbres à cavités (surtout en milieu bocager), ou des milieux rocheux (éboulis, petites falaises), quand les caractéristiques citées précédemment sont réunies.
Ainsi, la disparition de nombre de ces sites favorables (fermeture des clochers, transformation du bâti agricole, remembrement) constitue une des causes majeures de la régression des effectifs de l’espèce.

Facteurs liés aux zones de chasse

Les zones de chasse de l’Effraie sont situées en milieu ouvert, elle évite les zones boisées pour deux raisons.
Tout d’abord ses proies les plus consommées (campagnols) sont inféodées aux milieux ouverts agricoles (prairies).
Ensuite, parce que son mode de chasse est adapté à de tels milieux. L’Effraie localise ses proies à l’ouïe, et pour cela la végétation ne doit pas être trop dense. De plus, ce repérage se fait depuis un poste d’affut, représenté par un piquet de clôture ou un arbre.

 

Objectifs généraux et stratégie de conservation

L’objet du plan est de contribuer à la mise en œuvre d’actions de protection de l’Effraie qui soient coordonnées et connues à travers le réseau d’observateurs.
Pour cela deux volets seront traités, un volet action et un volet coordination.
Le volet action devra mettre des outils à disposition des structures impliquées ou souhaitant s’impliquer dans la protection de l’espèce, à savoir ce plan d’action et le cahier technique.
Le volet coordination aura pour objectif d’animer le réseau national d’associations et d’observateurs travaillant au suivi et la protection de l’Effraie.

Objectifs à court terme

Objectifs à long terme

 

 

Réflexions sur les actions de conservation

La détection des oiseaux

La surveillance et le suivi des couples

L’étude de la dynamique de population

La gestion des terrains agricoles

Sensibilisation et communication

 

 

Définition des actions