Bilan 2015 des rassemblements postnuptiaux

Cette année encore, l’enveloppe budgétaire réduite du PNAFC rendait un suivi saisonnier complet des dortoirs inenvisageable. Le suivi des rassemblements postnuptiaux étant important pour améliorer les connaissances sur le phénomène de dispersion pré-migratoire de l’espèce, évaluer les mouvements éventuels d’oiseaux entre les sites de rassemblement identifiés, il a néanmoins été décidé de réaliser un seul comptage simultané autour du pic de présence de l’espèce (fin août/début septembre).

Le comptage simultané, coordonné par la LPO Aude, a été réalisé le 26 août 2014 par des associations naturalistes et des ornithologues sur l’ensemble du Sud de la France. Les participants a ce recensement sont : ALEPE, Amaury Calvet, Anthony Poittevin, Alexis Renaud , Antony Chaillou, Aude Nature, Aude Pape, Benjamin Long, Benoît Sauphanor, Cerca Nature, Christian Riols, Claude Gauthier, Compagnie du Vent, David Genoud, Evelyn Morisse, Franck Duguépéroux, François Loppin, Géraldine Coste, Gilbert Santin, GOR, Gwenaël Kaminski, Jean-Claude Austruy, Isabelle Malafosse, Jean-Luc Jardin, Jean-Philippe Theliez, Jean-Pierre Malafosse, Jocelyn Fonderflick, Laurent Bouvin, Lionnel Ferradou, LPO Aude, LPO Aveyron, LPO Hérault, LPO PACA, LPO Tarn, Marine Guillaneuf, Mathieu Bourgeois, Matthieu Vaslin, Michel Davin, Nature Midi-Pyrénées, Nicolas Gomez, Nicolas Visseyrias, Nicolas Martinez, Olivier Soldi, Parc National des Cévennes, Patrice Reynaud, Patricia Houzelle, Philippe Feldmann, Philippe Gautier, Philippe Nawala, Philippe Pilard, Pierre Etchemendy, Pierre Taillade, Rémy Barraud, Roger Barrière, Romain Riols, Samuel Talhoet, Sandy Garandeau, Sylvain Albouy, Thomas Marchal, Yves Borremans, Yves Roullaud.

Au 26 août, seuls 636 individus ont été dénombrés. Ce nombre, proche des résultats de 2013 et 2014, reste très faible, surtout en comparaison de l’effectif 2012 qui atteignait 3 916 individus. Seulement deux sites dépassent les 100 individus, il s’agit des dortoirs situés à proximité des sites de nidification craven et héraultais, avec respectivement 292 et 130 individus. Sachant que ces deux dortoirs craven et héraultais sont composés majoritairement d’individus français, le flux d’individus originaires de la péninsule ibérique devait encore être très faible en 2015. Une des hypothèses pouvant être avancée pour expliquer ce très faible effectif, serait que, suite à un printemps et été pluvieux, la ressource alimentaire aurait été suffisante en Espagne à cette période.