Bilan 2012 de la reproduction

L’effectif nicheur de la population française est de 332 couples en 2012 soit une diminution de 6.5 % par rapport à l’année dernière (355 couples). L’estimation du nombre de jeunes à l’envol est de 796, soit un chiffre record pour notre pays (708 en 2011). La productivité moyenne de la population française en 2012 est donc de 2.40 jeunes par couple nicheur.
Les productivités des trois noyaux de la population française apparaissent plus homogènes que les années précédentes. En effet, la productivité de la population de Crau est égale à (2.30), bien plus élevée que les années précédentes (par exemple 1.59 en 2011) du fait d’un taux de réussite relativement fort (72 %) en lien avec l’occupation croissante des sites aménagés et l’abandon de certains sites au sol trop prédatés. Pour comparaison, les productivités des populations héraultaise et audoise sont en 2012 respectivement égales à 2.51 et 2.42.
La diminution de l’effectif nicheur global correspond principalement à une diminution de l’effectif en plaine de Crau. Cette diminution est liée à la faiblesse de la productivité (1.59) en 2011, à une survie adulte (0.62) inférieure à la moyenne (0.70) et à une fréquence de reproduction (0.80) des adultes inférieure à la moyenne (0.90). Les effectifs des populations héraultaise et audoise ne diminuent pas mais apparaissent relativement constants par rapport à l’année précédente : 138 couples pour la population héraultaise eu lieu de 130 en 2011 et 19 couples pour la population audoise au lieu de 18 couples en 2011. Cette absence de croissance des effectifs découlent probablement d’une survie des individus adultes relativement faible.
Fait marquant pour l’année 2011, la population réintroduite dans l’Aude colonise à l’instar des couples nicheurs héraultais, les toitures des habitations du village de Fleury, situé dans l’Aude, à proximité du site de réintroduction. En effet, trois couples y sont découverts. Il sera intéressant d’observer au cours des prochaines années l’évolution de l’effectif nicheur dans ce village, même si celui-ci semble moins propice en termes de disponibilités en cavités que les villages de la vallée de l’Hérault.