Appel à participation au suivi du Faucon pèlerin dans les Vosges en 2018

 La nouvelle saison de reproduction du Faucon pèlerin démarre. Les couples sont actuellement cantonnés sur leurs sites privilégiés, et les parades nuptiales vont bon train. C’est le meilleur moment pour repérer leur présence, et ainsi se faire une idée sur leur intention, ou pas, de nidifier sur le site. Malheureusement le département manque de volontaires, et le suivi de tous les couples devient problématique. Depuis 2010, la population juvénile du Faucon pèlerin a sérieusement baissé, passant de 24 jeunes/an à 8 jeunes/ an en 2016, avec cependant un léger mieux en 2017, mais nettement insuffisant pour retrouver une population pérenne. Les couples sont toujours bien présents en début de nidification sur leurs sites respectifs, mais beaucoup d’entre eux ne se reproduisent pas, délaissant leurs sites, victimes de prédation (animale) ou de dérangements (humains). Si la prédation fait partie des aléas de la vie animale sauvage, notamment avec le retour en force du Grand-duc d’Europe, grand prédateur du Faucon, les dérangements humains n’ont rien de naturel, avec notamment ce nouvel engouement de vouloir profiter inconsciemment des points de vue sommitaux des pans rocheux, là ou justement nichent les Faucons pèlerins, et, depuis quelques années, de nombreux Trails, de plusieurs centaines de participants, à l’endroit même ou le rapace est installé, en pleine période de reproduction, (début avril et mai) . C’est pourquoi un élan de mobilisation, de la part de bénévoles est maintenant nécessaire, afin de cerner la situation du Faucon pèlerin. Encore quelques années avec un bilan en berne, et la reproduction de ce beau rapace sera anecdotique, au même titre que le Grand Tétras ou le Lynx, dans le paysage vosgien.
Pour participer à ce suivi, veuillez prendre contact avec moi, par Mail. Je vous donnerai toutes les infos sur le sujet, et la marche à suivre pour mener à bien la surveillance.
Les données sur le Grand-duc d'Europe sont également les bienvenues. Son retour est maintenant bien établi, en plaine vosgienne, avec plusieurs couples nicheurs certains, mais aussi en moyennes et hautes Vosges. Sa discrétion et sa vie nocturne sont des freins à sa localisation. Là aussi, beaucoup de prospections seraient utiles, reste à trouver de bonnes âmes volontaires.
Toutes, inscriptions, données et/ou informations sont à envoyer à l'adresse mail suivante : jeanmarie.balland@sfr.fr