Bilan 2012 en plaine de Meurthe-et-Moselle

7 sites, 8 jeunes à l'envol

Nancy, basilique ND de Lourdes : 3 jeunes à l’envol, 2 mâles et une femelle. 1 œuf non éclos. Non cassé et analysé en fin de saison, il était non fécondé.

Lunéville, église Saint Jacques : 3 jeunes à l’envol. 2 femelles et 1 mâle. L’une des 2 femelles juvéniles a été récupérée au sol fin mai, transférée au centre de soin du GORNA puis relâchée mi-juin.

Saint-Nicolas-de-Port, basilique : Deuxième année consécutive d’une tentative avec une incubation soupçonnée. Une aire aménagée est envisagée à l'issue de la saison par l'association "Atelier Vert".

Secteur de Pont-à-Mousson : Nidification probable mais avec réserve. Si l’hivernage est avéré depuis de nombreuses années sur l’Abbaye des Prémontrés, un immature observé en chasse et la présence d’au moins un adulte au nord de la ville permet de soupçonner une reproduction. Une attention toute particulière sera de mise pour la saison 2013.

Pylônes : 3 sites sont concernés dont 1 productif, menant 2 jeunes à l’envol. Malgré la présence de couples cantonnés, les 2 autres sites ne sont plus productifs depuis 2006.

Les sites de nidifications sont localisés sur le sillon lorrain. Le tissu urbain et industriel étant concentré dans cette zone, il attire indéniablement cette espèce. Au moins 2 hivernants fréquentent la cathédrale Saint-Etienne à Toul (hiver 2010/2011 et 2011/2012). Les pylônes accueillent souvent l’hiver de nombreux migrants ; certains finissent par fixer des individus. Leur nombre est en augmentation mais la prospection est délicate, le Faucon pèlerin pouvant se faire très discret sur les pylônes. Une pression d’observation plus soutenue sur les pylônes ainsi qu’une prospection des carrières, en activité ou non, permettrait d’obtenir, l’année prochaine, un inventaire plus exhaustif. Quel que soit le type de structure suivi, une succession de visites sur chacun ne peut qu’apporter une caractérisation certaine sur l’indice de nidification. 4 à 5 visites soutenues par site sont un minimum. La confirmation d’un site nicheur ne peut se faire qu’au delà de la fin avril. En effet, les observations quasi quotidiennes sur les 2 sites urbains de St Nicolas-de-Port et Nancy indiquent des passages d’individus migrants ou erratiques jusqu’à fin avril. De même, les observations d’individus, ou plus rarement de couples urbains, hivernant dans l’Ouest de la France, montrent qu’ils disparaissent dans cette dernière quinzaine d’avril. Il y a un chevauchement de période entre les sédentaires nicheurs et les migrants/erratiques, qui peut prêter à confusion sur la caractérisation de nicheur "possible" et nicheur "probable". Une interprétation des observations à postériori permet de discriminer certains sites quant à la probabilité ou non d’une nidification.

Remerciements :
Yann Carasco, Gabriel Caucanas, Yann Chassatte, Emilie Deschamps, Mathieu Gaillard, Jean-Marie Lecomte, Frédéric Malher, Françoise Gautier, Jean François, Stéphane Ledauphin, Damien Petit, Clément Raguet. Sans oublier les nombreux autres contributeurs qui ont croisés l’espèce au hasard de leur prospection et en abondant la base "Faune-Lorraine" de leur précieuses données naturalistes. LPO 54, Centre Ornithologique Lorrain et Atelier Vert.

 Patrick BEHR