Bilan surveillance 2012


FAUCON PELERIN

DORDOGNE

Bilan de la surveillance 2012

En 2012, ce sont dix nouveaux sites qui ont été découverts, dont sept avec un couple adulte. Pour certains d’entre eux, nous ne savons pas s’ils étaient occupés ou non l’an passé.
Cette bonne nouvelle ne doit tout de même pas occulter le fait que quatre sites ont été désertés.
Dérangements et échecs successifs de reproduction, en sont certainement les raisons. De plus, le 02 Mars une femelle adulte a été trouvée « plombée » à environ cinq km de l’un de ces sites … Et le mâle n’y a pas été vu au cours du printemps.
Deux des nouveaux sites sont équipés pour l’escalade ; sur l’un d’eux, en concertation avec les services du Conseil Général (propriétaire de la falaise), une voie qui se trouve tout près de l’aire a été fermée le temps de la nidification, ce qui a permis l’envol de deux jeunes. Quant à l’autre, c’est un grimpeur lui-même qui nous a avertis de la présence des Faucons ; nous ignorions jusqu’à cette année l’existence de ce site d’où un jeune s’est envolé.

Le nombre de sites occupés en 2012 est donc de quarante-deux, dont trente-neuf avec un couple adulte. Neuf de ces sites sont des carrières : six en activité, trois désaffectées.
Dans le détail :
- trente-quatre couples ont niché de façon certaine.
- trente-et un ont réussi leur reproduction.
- trois ont échoué de façon certaine.
- trois n’ont pas niché, de façon certaine.
- enfin, pour deux autres couples, nous n’avons pu déterminer s’il y a eu absence ou échec de reproduction.
Les couples ayant niché avec succès ont amené au total soixante-dix neuf jeunes à l’envol (soixante-six en 2011).
La surveillance et la prospection permettent d’avoir une connaissance assez précise de la population départementale du Faucon pèlerin. Bien sûr, il est toujours possible qu’un petit nombre de couples nous échappe car nous ne pouvons pas connaître tous les sites potentiels de la Dordogne, tant le département est vaste. Mais nous devons tout de même être proche de la réalité.
Ce bilan ne serait pas possible sans le travail effectué par quatorze bénévoles qui passent régulièrement sur les sites jusqu’à l’envol des jeunes et prospectent les milieux favorables. Ce travail est complété par l’échange régulier d’informations avec Frédéric Ferrandon et Yann Cambon, agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, qui eux aussi, surveillent et prospectent plusieurs sites. Je leur adresse mes remerciements ainsi qu’aux bénévoles :
Marie-Thérèse et Claude Boudart, Jean-Claude Bonnet, Patrick Bouineau, Serge Fagette, Frédéric Fély, Roland Halter, Jean-Marie Nadeau, Liris Pomier, Nicolas Savine, Claude Soubiran, David Simpson, Rémi Teytaud.
Daniel RAT