Bilans pluriannuels dans le Puy-de-Dôme

Le suivi du Grand-duc d’Europe dans le Puy-de-Dôme a été coordonné par Yvan Martin depuis 2000. A l’heure de passer la main aux nouveaux coordinateurs (Cyrille Jallageas, Anne Citron, Jean-Pierre Dulphy), deux synthèses pluriannuelles, l’une sur le régime alimentaire, l’autre sur l’état des connaissances de la population départementale, viennent clore de travail de longue haleine. Ces deux publications sont téléchargeables en PDF sur le site de la LPO Auvergne

Régime alimentaire du Grand-duc d’Europe (Bubo bubo) dans le Puy-de-Dôme et sur le prolongement du bassin de la Sioule dans le département de l’Allier (Auvergne). Yvan MARTIN et Christian RIOLS. Entre 2000 et 2013, le Grand-duc d’Europe a fait l’objet d’un suivi important de sa population dans le Puy-de-Dôme. Durant la même période, 32 sites reproducteurs ont été prospectés afin de déterminer le régime alimentaire du plus grand des rapaces nocturnes du département. Menée sur plus d’une décennie, cette étude inédite par son ampleur pour ce département (9004 proies inventoriées) permet par les résultats présentés ici d’avoir une idée assez précise du spectre alimentaire de cette espèce en ce début de XXIe siècle dans le Puy-de-Dôme. Notons que cette étude vient compléter un précédent travail sur ce sujet mené par D. Choussy (1971) à la fin des années 1960 et qui portait sur un total de 216 proies

Le Grand-Duc d’Europe (Bubo bubo) dans le département du Puy-de-Dôme : statut pour la période 2000-2016. Yvan MARTIN, Cyrille JALLAGEAS et Jean-Pierre DULPHY.
Entre les années 2000 et 2016, un suivi approfondi grâce à l’intervention de nombreux collaborateurs a permis de se faire une assez bonne idée de la population de Grands-Ducs dans le Puy-de-Dôme. Plusieurs dizaines de sites ont été prospectés chaque année, avec un maximum de 97 en 2012, le nombre total de sites inventoriés étant de 120 environ. Le nombre de sites occupés est alors estimé à une centaine, mais la présence d’un couple n’y a pas toujours été notée. Il en résulte que le nombre de couples certains présents dans le département est de 72, valeur minimale, compte-tenu du fait que tous les couples existants n’ont probablement pas été découverts. Par ailleurs des résultats de reproduction sont donnés. Ils paraissent faibles, suite à de nombreux échecs probables.

La motivation de terrain d’Yvan Martin et son implication au sein de la LPO auront permis de largement améliorer la connaissance de l’espèce dans le département et d’encourager à sa suite de nombreux observateurs. Merci à Yvan pour cet engagement exemplaire.