Où et comment agir ?

En France


En Europe

Suisse

En Suisse, un suivi des couples nicheurs et du succès de reproduction a lieu chaque année en Valais et dans certaines parties des cantons de Vaud, des Grisons, de Neuchâtel, de Jura et de Berne. Les observations dans les autres régions sont centralisées à la Station ornithologique suisse à Sempach. En Valais, l'espèce est suivie en détail depuis la fin des années 1980. Depuis 2002, plusieurs douzaines d'individus ont été équipés d’émetteurs VHF ou satellitaires. Des analyses sur les facteurs de mortalité, la dispersion juvénile et la dynamique de population (immigration, émigration, probabilité de survie, etc.) viennent d'être terminées.
Les travaux en Valais sont coordonnés par l'université de Berne avec l'aide de plusieurs observateurs dans le canton, le suivi dans les Grisons est réalisé par une personne mandatée par la Station ornithologique suisse, les suivis dans les autres régions sont assurés par des bénévoles.
Contact : Adrian AEBISCHER, adaebischer@pwnet.ch
Contact : Raphaël ARLETTAZ, Université de Berne, raphael.arlettaz@iee.unibe.ch
Contact : Station ornithologique suisse: info@vogelwarte.ch
Contact : pour les Grisons: DAVID Jenny, jenny.d@compunet.ch

Espagne

En Espagne, la population a été récemment estimée à un minimum de 2350 couples nicheurs. Le Grand-duc y fait l’objet de plusieurs suivis.
L’étude la plus complète a démarré en 2002 en Andalousie (Sierra Morena et Doñana), où une équipe de la Estación Biológica de Doñana (dirigée par Vincenzo Penteriani et María del Mar Delgado) a équipé plus de 150 jeunes et 30 reproducteurs d’émetteurs VHF. Les études portent sur la dispersion juvénile : comportements, stratégies adoptées et mécanismes qui régulent l’entrée des jeunes dans la population reproductrice. Le suivi VHF des reproducteurs permet d’étudier leur comportement, les variations des rythmes d’activité et des territoires au long de l’année, ainsi que l’effet de la disponibilité alimentaire sur la survie des couples nicheurs. En parallèle, un suivi des couples nicheurs et du succès de reproduction est effectué chaque année dans ce même secteur. Les articles scientifiques résultant de cette recherche peuvent se télécharger sur le site de l’un de deux chercheurs (http://www.vincenzopenteriani.org/publications.php).
D’autres études sont en cours dans les collines aux alentours de Murcia et Alicante, ainsi que dans les Sierras de Columbares, Altaona et Escalona. Dans ces zones riches en lapins, la densité des Grands-ducs peut atteindre les 40 couples / 100 km2 environs.
Contact : Vincenzo PENTERIANI, penteriani@ebd.csic.es

Italie

En Italie, les connaissances de l’espèce sont limitées à quelques rares études locales localisées dans certaines régions des Alpes (région de Trento, équipe du Muséum d’Histoire Naturelle) et dans les Apennins du centre (région des Abruzzes). Ces études sont essentiellement ciblées sur le suivi des couples nicheurs et du succès de reproduction, ainsi que l’analyse des facteurs de mortalité.
Contact : Vincenzo PENTERIANI, penteriani@ebd.csic.es

Finlande

En Finlande, à partir du printemps 2010 et pour une période de quatre ans, environ 20 jeunes Grands-ducs seront équipés d’émetteurs satellitaires pour étudier la dispersion juvénile. Cette étude est dirigée par le chercheur espagnol Vincenzo Penteriani (EBD) assisté par María del Mar Delgado (EBD), Pertti Saurola et Jari Valkama du Muséum d’Histoire Naturelle d’Helsinki. L’étude, financée par la région Andalousie (Espagne, Projets d’Excellence), a pour objectif de comparer les stratégies de dispersion entre trois régions d’Europe caractérisées par des conditions écologiques très différentes : (1) les milieux méditerranéens du sud de l’Espagne, (2) les Alpes de Suisse (en collaboration avec Raphaël Arlettaz) et (3) la taïga scandinave.
Contact : Vincenzo PENTERIANI, penteriani@ebd.csic.es

Allemagne

En Allemagne, à la fin des années 1960, le Grand-duc ne subsistait plus qu'en Bavière. L'espèce a fait l’objet de réintroductions dans différentes régions entre 1910 et 1937 et surtout depuis 1964 avec des lâchers de plusieurs milliers d'individus. La population a fortement augmenté entre 1986 et 2004 et comprend aujourd'hui environ 1100 couples. Depuis l'an 2000, le succès de reproduction dans plusieurs régions est assez faible (plus faible que 10 ans auparavant) et ne suffira probablement pas pour maintenir la population. Dans tous les Länder, des groupes de travail se sont formés et étudient l'espèce avec plus ou moins d'intensité. La population la mieux étudiée est celle de l’Eiffel (Rhénanie-Palatinat et Rhénanie-du-Nord-Westphalie) où pratiquement tous les aspects de l'écologie et la biologie de l'espèce ont fait l’objet d'études.
Contacts:
Eifel: Lutz DALBECK: l_dalbeck@yahoo.com
Bavière: Uli LANZ: u-lanz@lbv.de
Brandebourg: Torsten LANGGEMACH : Torsten.Langgemach@LUA.Brandenburg.de
Schleswig-Holstein: Roger ASMUSSEN : roasmussen@aol.com
Bade-Wurtemberg: Dieter Rockenbauch, Burggasse 22, D-73312 Geislingen-Weiler
Autres très bons connaisseurs de l'espèce:
Martin LINDNER: Falkmart1960@aol.com
Wilhelm BREUR: Wilhelm.Breuer@NLWKN-H.Niedersachsen.de

Autriche

Le Grand-duc était à l'époque très répandu en Autriche. Le minimum a été atteint entre 1960 et 1975 mais une augmentation est observée depuis 1980. L'effectif actuel comprend environ 400 couples répartis sur toutes les régions. 150 couples nichent en Basse-Autriche. Il n'y a que peu d'ornithologues autrichiens qui travaillent sur l'espèce. La région la mieux étudiée est celle de la Basse-Autriche où Christoph Leditznig suit une population, son évolution, ses densités, son succès de reproduction et son écologie depuis des nombreuses années.
Contact: Christoph LEDITZNIG - christoph.leditznig@aon.at

 

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