Suivi et conservation

 

Un réseau national

Une coordination nationale assure l’échange des informations et des expériences entre les naturalistes. Cette animation a aussi pour objectif de développer des projets communs (base de données mortalité, enquêtes nationales, etc.) et d’éditer des supports d’informations (bulletin, site internet, dépliants, etc.).

Rencontres nationales du réseau

Des rencontres nationales sont régulièrement organisées depuis 2007. Ces journées sont l’occasion pour les naturalistes de se rencontrer et de présenter l’état de la connaissance/mobilisation dans leurs territoires d’action. C’est aussi l’occasion de définir des protocoles communs pour l’étude de l’espèce. Les comptes-rendus sont publiés dans les bulletins du réseau.

Bulletins

Suite aux premières rencontres « Grand-duc », qui ont eu lieu en novembre 2007, un bulletin de liaison a été édité pour mettre par écrit les interventions des participants. Le bulletin est désormais un outil permettant la diffusion des connaissances de chacun sur cette espèce à l’ensemble du réseau et les échanges d’expériences entre les différentes régions.

 

Suivi des populations

En France, des naturalistes se mobilisent dans de nombreux départements pour suivre le retour du grand nocturne depuis les années 1970. Une synthèse nationale est compilée depuis 2003 dans les cahiers de la surveillance.
En 2010, des prospections et suivis spécifiques ont été menés dans 28 départements et ont mobilisé plus de 300 observateurs.

Cahiers de la surveillance 2010 : (document pdf)
Cahiers de la surveillance 2009 : (document pdf)
Cahiers de la surveillance 2008 : (document pdf)
Cahiers de la surveillance 2007 : (document pdf)
Cahiers de la surveillance 2006 : (document pdf)
Cahiers de la surveillance 2005 : (document pdf)
Cahiers de la surveillance 2004 : (document pdf)

 

Causes de mortalité

En 2009, une enquête auprès du réseau grand-duc a permis de recenser les données de mortalité recueillies depuis des années par plusieurs associations et centres de soins. Sur l’échantillon de près de 200 cas renseignés, l’électrocution sur pylône, constitue la première menace (26%). Les percussions par les véhicules sont responsables de 18 % des causes de mortalité. En troisième rang, ce sont les tirs au fusil qui sont mis en cause dans 10% des cas. Les fils barbelés, avec une vingtaine de cas relevés, représentent 10 % des grands-ducs accidentés. Les collisions contre les lignes électriques sont incriminées de façon certaine dans 5 % des cas. Enfin, cinq percussions par des trains, cinq intoxications et deux cas de piégeages sont identifiés.
De manière générale, ce sont les infrastructures qui causent le plus d’accidents et ont aujourd’hui remplacés les persécutions directes. Réseaux électriques, réseaux de transport routier et ferroviaire, remontées mécaniques de stations de ski, etc. sont la cause d’innombrables collisions. L’impact des fils barbelés sur le grand nocturne apparaît également comme un facteur non négligeable.
Il convient de rappeler que seuls les oiseaux retrouvés sont pris en compte, ce qui induit un biais non négligeable. Ainsi les collisions contre les trains sont probablement sous-estimées, de même que les tirs au fusil et les pièges. Et, de manière générale, les causes anthropiques tendent à être surestimées par rapport aux causes naturelles (maladie, faiblesse, etc.) qui passent plus inaperçues.

 

 Actions de conservation

Les naturalistes qui surveillent la reproduction du grand-duc et suivent son expansion sur le territoire national sont amenés à réagir face à diverses menaces.
Des conventions sont développées avec ERDF/RTE pour encourager l’équipement des lignes et pylônes électriques. Des systèmes de visualisation anti collision sur les fils, et des dispositifs interdisant aux oiseaux de se percher sur les pylônes sont régulièrement installés.
La concertation avec les exploitants de carrières permet localement de sauvegarder des nichées et de pérenniser la présence de couples sur des sites exploités
La sensibilisation des grimpeurs permet de faire cohabiter la pratique du sport avec la présence de l’espèce sur certaines falaises naturelles.
D’autres actions ponctuelles sont menées par les surveillants : neutralisation de fils barbelés, sensibilisation de l’ONCFS, etc.