18 Gypaètes barbus lâchés en 2017 en Europe dont 4 dans les Grands Causses

Au total, 18 jeunes gypaètes barbus ont été relâchés cette année dans 4 lieux liés au projet de réintroduction: 6 en Andalousie, 2 en Corse, 4 dans les Grands Causses/Massif Central dans le cadre du projet LIFE GYPCONNECT et 6 dans les Alpes et Préalpes (dont 4 dans le Vercors et les Baronnies dans le cadre du projet LIFE GYPCONNECT).

 Tous les oiseaux se sont envolés sans problème mais malheureusement deux sont morts.

Senza, une femelle relâchée dans le centre de la Suisse, morte le lendemain de son envol le 23 juin, après une nuit de forte tempête. Senza est certainement tombée de la falaise suite à des vents très forts; son manque d'expérience ne lui a pas permis de maitriser ces forts courants aériens. Elle est morte après avoir heurtée le sol suite à de sévères traumatismes.

Freddie, une femelle relâchée dans le Vercors, a été retrouvée morte le 24 juillet peu de temps après son envol. Les causes de sa mort ne sont pas encore connues et l'autopsie sera effectuée dans le mois.

Ces deux oiseaux ont été retrouvés grâce à leur balise - balise destinée à repérer leurs déplacements et à contrôler leur survie.

Procéder au lâcher des gypaètes barbus dans le milieu naturel est une opération de grande envergure. En général, les oiseaux sont placés à deux dans une aire de nidification artificielle sur une vire (plateforme rocheuse) plusieurs semaines avant leur envol. Afin d'éviter tout contact humain, l'apport de nourriture se fait durant la nuit ou bien, déposé sur la vire à l'aide de tuyaux du haut de la falaise. Après l'envol, l'apport de nourriture diminue progressivement afin de les inciter à chercher leur subsistance par leurs propres moyens.

Durant toute l'opération, une équipe de volontaires et de professionnels surveillent les oiseaux 7 jours sur 7. La surveillance se fait d'un affût situé non loin de la plateforme pour prévenir tout problème.

La VCF souhaite remercier la douzaine de bénévoles ainsi que les professionnels qui ont passé les trois derniers mois, dans les montagnes à travers l'Europe, à surveiller les gypaètes barbus.

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