Intégrer l'écologie des déplacements dans les pratiques de conservation

—  Source : Nature / Scientific reports  —

Comprendre le mouvement des espèces menacées est important si nous voulons optimiser les actions de gestion et de conservation. Ici, sont décrit les modèles spatiaux et temporels spécifiques à l'âge et au sexe de 19 Gypaètes barbus suivis grace à des balise GPS. Les résultats suggèrent que les déplacement spatiaux dépendent de la maturité sexuelle et des classes d'âge. Les individus territoriaux exploitent un territoire autour du nid d'environ 50 km2, tandis que les oiseaux non territoriaux couvrent des zones d'environ 10 000 km2 (sans différences saisonnières).
Les mouvements quotidiens moyens diffèrent entre les oiseaux territoriaux (23,8 km) et non territoriaux (46,1 km), et des différences ont également été observées entre les sexes dans les oiseaux non territoriaux. Les distances quotidiennes maximales parcourues par jour diffèrent également entre les individus territoriaux (8,2 km) et les oiseaux non territoriaux (26,5 km). Les femelles territoriales parcourt de plus grandes distances (12 km) que les mâles (6,6 km).En prenant en compte les zones majoritairement  utilisées (K20), les placetted'alimentation (SFS) ne semblent pas jouer un rôle important quant l'utilisation de l'espace par les Gypaètes barbus. Pour les individus non territoriaux et territoriales, 54% et 46% de leur aire de résidence (K90), respectivement, se situaient à l'extérieur des aires protégées.
Ces résultats permetront d'élaborer des lignes directrices pour établir les priorités fondées sur l'utilisation de l'espace et à optimiser les actions de gestion et de conservation de ces espèces menacées.

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