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Mauvais début d'année pour les gypaètes pyrénéens

Deux gypaètes ont été récupérés blessés cet hiver dans les Pyrénées-Atlantiques et soignés par le centre de sauvegarde Hegalaldia : le 30 janvier un premier gypaète adulte bagué en Espagne, une femelle erratique de 22 ans a été retrouvée au Pays Basque avec un élément métallique dans l'abdomen et des signes de chute (rémiges abîmées, hématomes), elle semble en bonne voie de guérison ; le 4 mars un autre gypaète adulte - un mâle reproducteur (avec une plaque incubatrice) a été récupéré à proximité d'une ligne à haute tension après un tempête de vents très violents : son cas est encore très préoccupant.

La LPO porte plainte: perturbation intentionnelle du Gypaète barbu lors d’héliportages à Couflens en Ariège

Le 22 février 2018, la société VARISCAN MINES représentée par MINES DU SALAT procède à une première visite de sécurité de l’ancienne mine de Couflens par héliportage faute d’accès possible par la route. Ce contrôle assuré par AIRPLUS, et supervisé par le service des Mines de la DREAL Occitanie a été autorisé par la Préfète de l’Ariège. Or, il enfreint la règlementation environnementale.
Depuis début février, la société VARISCAN Mines et la société AIRPLUS ont été informées par la LPO de l’existence d’une zone de sensibilité majeure (ZSM) liée à la reproduction d’un couple de Gypaète barbu dans le secteur. En prévision des survols, un accord avait été trouvé pour adapter le plan de vol de l’hélicoptère et définir précisément la localisation de la Drop zone en dehors de la ZSM. L’acheminement des experts devant s’effectuer à pied sur les 500 mètres restants depuis la Drop Zone.
Or, le 22 février, malgré cet accord, l’hélicoptère a pénétré à huit reprises dans la ZSM.

Décès de DURZON

Le ciel des Causses endeuillé

Durzon,  jeune Gypaète relâché en 2017 dans les Grands Causses, a été retrouvé mort au milieu d’un champ sur le Causse du Larzac.

Première naissance dans le réseau d’élevage !

 Il y a quatre jours, le premier jeune Gypaète barbu de l'année a éclos au
centre d’élevage de gypaètes barbus de Richard Fraust, en Autriche.
Comme souvent, c'est arrivé au beau milieu de la nuit, à 4h00, ce 25
janvier. Cela a pris environ une heure et demie au poussin pour éclore par
lui-même.
Ce poussin est le descendant d’un très bon couple reproducteur. Ses
parents sont un mâle de 26 ans, et une femelle de 29 ans.
Ils ont produit 30 œufs entre 2002 et 2017, dont 22 ont éclos et parmi eux,
20 poussins ont survécu. Onze d'entre eux ont été relâchés dans les
différents projets de réintroduction en cours, tandis que les neuf autres ont
été inclus dans le réseau d'élevage en captivité.
Cette femelle est l'une des plus performantes du réseau d'élevage de
Gypaètes barbus, seules deux autres femelles ont été autant productives
(24 et 35 poussins).

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