Actualités

Galerie photo

Début de la nouvelle saison de reproduction

L’été s’est fini depuis peu et déjà dans le réseau d’élevage de gypaètes, les préparatifs pour la nouvelle saison de reproduction sont à leur maximum. Les gypaètes sont parmi les espèces qui commencent le plus tôt, leur timing étant parfaitement adapté pour faire naître leurs petits au début du printemps, quand beaucoup d’herbivores de montagnes dont ils se nourrissent (quand ils meurent) ont leurs premières naissances, elles mêmes accompagnées de complications. Les gypaètes en captivité ont déjà commencé à s’apparier et ont commencé à réparer ou construire leurs nids.

Suivez les jeunes gypaètes en Corse

Deux jeunes gypaètes (nés en captivité) ont été lâchés à Lozzi (Niolu) en mai 2016, dans le cadre du projet de renforcement de la population. Etant tous les deux équipés d'émetteurs Argos/GPS, vous pouvez suivre leurs déplacements en suivant ce lien.
http://www.gypaete-corse.com/suivez-des-jeunes-gypa%C3%A8tes-en-vol/

Vous pouvez également revoir les tracés des deux jeunes gypaètes (nés en liberté) équipés d'un émetteur et de bagues en 2013 et 2014.

Nouvelles du gypaète YAGA au centre de soins Hegalaldia

Suite au traitement administré au gypaète YAGA depuis plus d'un mois, sa plombémie est redescendue à des niveaux non préoccupants. La plaie au bec est presque résorbée mais le cartilage du sternum est par contre toujours infecté. Une nouvelle radio est prévue afin d'évaluer s'il convient de l'opérer.

Voir l'article précédent de YAGA

Pose de balises sur une ligne électrique à l’aide de drone

Le 5 octobre dans le Villaret du Nial, à Tignes en Savoie, le partenariat entre ENEDIS et le parc national de la Vanoise a permis d’équiper une ligne électrique de balise grâce à un drone. La ligne électrique à proximité de la station de ski de Tignes, au sein des territoires du Gypaète ne peut être atteinte par des méthodes traditionnelles pour poser les balises.

Des images fabuleuses et inédites de gypaètes se colorant le plumage dans les Pyrénées

Dans le but de mieux comprendre le comportement de coloration du plumage chez les gypaètes, Stéphane Duchateau (GOPA) et Ramuncho Tellechea (ONF-64) ont équipé une source ferrugineuse d’un piège photo/vidéographique et nous font profiter de leur expérience : « Les premiers résultats, après plus d’un an de suivi, sont très intéressants. Pas moins de 7 gypaètes adultes (dont 3 couples formés) utilisent régulièrement le site. Les oiseaux, individualisés grâce à une combinaison de critères, sont venus à la source entre 2 et 14 fois chacun (août 2014-décembre 2015). Les gypaètes viennent se colorer isolément, mais aussi accompagnés de leur partenaire dans plus du tiers des cas. Notre matériel a également pu filmer un violent combat pour la « possession » du site entre deux adultes de couples différents. Les visites sont plus fréquentes de fin août à fin octobre, puis en mars au sortir de l’hiver.

Le gypaète YAGA recueilli par le centre de soins Hegalaldia dans les Pyrénées

Le 19 septembre 2016, un gypaète barbu a été retrouvé blessé dans le village d’Arreau (Hautes-Pyrénées). Il avait chuté du toit d’une école sur lequel il s’était perché. Alerté par la LPO, le centre de soins Hegalaldia l’a pris en charge. Cet oiseau était sérieusement blessé par le matériel de suivi (harnais, émetteur VHF, etc.) dont il avait été équipé en Aragon (Espagne) : cet oiseau avait été capturé en 2015 dans le Parc national d’Ordesa y Monte Perdido puis équipé par la Fondacion para la Conservacion del Quebrantahuesos selon une méthode jugée dangereuse par la majorité des biologistes européens en charge de programmes de suivi par émetteur de grands rapaces, qui tiennent à bien éclaircir le sujet.

Empoisonnement en Andalousie

Un adulte mâle gypaète barbu a été retrouvé mort, empoisonné, à la fin Septembre à Huescar en Andalousie. L'analyse post-mortem et toxicologique a montré qu'il était mort après l'ingestion d’un appât contenant du carbofuran, un insecticide puissant qui a été interdit, mais est encore souvent utilisé illégalement contre les prédateurs.

L’oiseau avait été lâché en 2010 dans le Parque Natural Sierra de Castril, dans le cadre d’un projet de réintroduction. Il était en phase de pré-reproduction.
Les autorités locales prennent l’événement très au sérieux. Une enquête criminelle est en cours. Des échantillons ont été analysés (positivement) dans toute la région et des réunions avec les chasseurs et les éleveurs ont été réalisées.
Depuis le début de l’année c’est le troisième gypaète barbu qui meurt empoisonné ce qui porte un sérieux coup au programme de réintroduction dans la région.

Bilan 2016 de la reproduction du Gypaète barbu pour tout le massif Alpin: 45 couples reproducteurs et 25 jeunes à l’envol, record absolu !

Après l'extinction au début du 20e siècle, les gypaètes barbus ont commencé à être réintroduits dans les Alpes en 1986, dans un projet coordonné par le VCF, et mis en œuvre par un certain nombre de partenaires dans 4 pays à travers la chaîne de montagnes. La première reproduction a eu lieu en 1997, et la population est en croissance depuis cette date.
Cette année, 43 couples ont été observés nicheurs soit 9 de plus que l'an dernier! Un total de 34 pontes se sont produites (5 de plus que l'an dernier), et 25 poussins se sont envolés avec succès, 6 de plus que l'an dernier.  

Pages