La France tue les milans royaux !

Des milans royaux suisses, polonais, allemands et espagnols retrouvés morts en France grâce à leurs balises ! 

En 2013 déjà, les cadavres de deux milans royaux avaient été découverts grâce aux informations transmises par leurs balises GPS.
Le premier, nommé Oscar et équipé d’une balise Argos par les confrères suisses, avait été retrouvé sur la commune de St-Lieux-Lafenasse, dans le Tarn, en mars 2013. L’état du cadavre, en décomposition avancée, n’avait hélas pas permis de réaliser d’autopsie et d’analyses toxicologiques.
Le second, équipé d’une balise par les confrères allemands, avait été retrouvé sur la commune de Gabaston, dans les Pyrénées-Atlantiques en avril 2013. L’autopsie et les analyses toxicologiques n’ont hélas pas permis de déterminer la cause de sa mort.

En 2014 encore, deux autres cadavres de milans royaux équipés de balise avaient été découverts sur le territoire français.
Le premier, équipé d'une balise par les confrères polonais avait été retrouvé sur la commune de Villasavary, dans l'Aude, en mars 2014. Les analyses toxicologiques réalisées avaient révélé une intoxication au carbofuran.
Le second, équipé d'une balise par les confrères espagnols avait été retrouvé sur la commune d'Heiteren, dans le Haut-Rhin, en avril 2014. Là-encore, les analyses toxicologiques réalisées sur le cadavre avaient révélé une intoxication au carbofuran.

Ce 21 février 2015, un nouveau cadavre de Milan royal vient d'être découvert sur la commune de Le Born, en Haute-Garonne, grâce aux informations transmises par la balise GPS posée sur cet oiseau par les confrères allemands. Une autopsie et des analyses toxicologiques sont en cours pour déterminer la cause de la mort de ce Milan royal.

Sans ces balises, ces oiseaux n'auraient sans doute jamais été retrouvés ! Combien de milans royaux allemands, espagnols, suisses, polonais, etc. meurent ainsi chaque année en France, lors de leur migration, victimes d'empoisonnement illégal ?
Rappelons que le carbofuran est une substance interdite en France depuis 2008. Et pourtant, il est largement utilisé pour la confection d'appâts empoisonnés contre la faune sauvage, et le Milan royal en particulier.
La LPO dénonce ces pratiques illégales qui mettent à mal les efforts déployés par l'ensemble des confrères européens pour sauvegarder cette espèce européenne menacée.