Pétition en ligne contre l'autorisation du Diclofénac

Le Diclofénac® à usage vétérinaire fait son retour en Europe et constitue une nouvelle menace pour les populations de vautours.

La plateforme mondiale écocitoyenne de pétitions « Change.org », qui donne la possibilité à chaque citoyen d’être acteur du changement, a ouvert une pétition contre la mise sur le marché du Diclofénac® à usage vétérinaire.

Le sous-continent indien qui accueille neuf espèces de vautours, a pu mesurer la dangerosité de cet anti-inflammatoire à tel point qu’il est désormais strictement interdit dans cette région du monde depuis 2006. Cette interdiction intervenait après le constat du déclin inédit et supérieur à 97% des populations de vautours de cette région du monde. Ces déclins généralisés étaient en grande partie liés aux conséquences de traitements anti-inflammatoires pour le bétail à partir de Diclofénac®. Cet anti-inflammatoire provoque la mort des vautours, qui ont consommé des chairs traités, par insuffisance rénale. Alors que l’usage vétérinaire du Diclofénac®, dès la fin des années 80 en Asie, a précipité les populations de vautours du genre Gyps au bord de l’extinction en quelques décennies sa toxicité pour les vautours semble être occultée en Europe avec les récentes autorisations de mise sur le marché (AMM) en Espagne et en Italie. Ces AMM concernent le Dolofenac®, le Diclovet® pour l’Espagne et le Reuflogin® en Italie qui sont commercialisés par la firme Fatro.
Ces autorisations de mise sur le marché sont d’une part particulièrement préoccupantes pour la sauvegarde des populations de vautours en Europe et plus globalement dans le monde et d’autre part interviennent de manière inconcevable alors que le Diclofénac® est responsable de la quasi-disparition des populations de vautours en Asie du sud.

Le profil d’effets indésirables du Diclofénac® est d’ailleurs également bien connu en médecine humaine pour cette fois ci ses effets secondaires cardio-vasculaires à tel point que des scientifiques ont appelés en 2013 à son interdiction.

La LPO a alerté le gouvernement sur les risques liés aux autorisations de mise sur le marché du Diclofénac® en Europe. Elle a également attiré l’attention de l’Agence Nationale de sécurité du Médicament et des produits de santé pour l’interpeller sur les risques liés à la mise sur le marché du Diclofenac®. Elle va également engager des actions au niveau européen avec BirdLife International dont elle est le représentant français afin que cet anti-inflammatoire soit définitivement interdit sur la marché européen.