2016 Rapport du réseau de reproduction du VM en captivité

Le Programme Européen des Espèces en voie de disparition (EEP) pour le Vautour moine est un réseau de reproduction coordonné de zoos et de parcs animaliers placé sous l’égide de EAZA, l’Association Européenne de Zoos et Aquariums.
L’objectif est que ces espèces en voie de disparition se reproduisent en captivité afin de construire une population durable qui se reproduira en milieu naturel ; ce en quoi la Vulture Conservation Foundation (VCF) joue un rôle clé. Les oiseaux élevés dans les EEP vont permettre de lâcher des poussins âgés de 3 mois sur des sites de réintroduction; ainsi, ils s’imprègnent plus facilement de ce nouvel environnement et les chances qu’ils demeurent dans ce secteur sont plus élevées.

En 2016, 169 oiseaux ont été répartis entre 44 partenaires à travers le continent, y compris 43 couples reproducteurs. Un peu moins qu’en 2015 mais avec un meilleur résultat: 11 éclosions et 8 poussins vivants.

La reproduction du Vautour moine en captivité est un véritable défi. Pour réussir, les couples reproducteurs doivent être très fortement liés entre eux et les dérangements doivent être évités. Dans les trois volières de juvéniles existantes, ils peuvent trouver leur partenaire de façon naturelle. Le nombre limité de couples dans ces volières spécialisées permet une meilleure évaluation grâce à des observations de comportements bien définis. Une fois le couple formé on le place dans une volière de reproduction dans un zoo participant.

Depuis 2012, on restreint la libération des jeunes poussins afin de renforcer la démographie de cette population hors site. Ce réservoir de jeunes vautours moines est destiné aux nouveaux sites de lâcher en Bulgarie en 2018 (Life project Vultures Back to Life).

Cette population qui souffrait auparavant de disparité démographique avec plus de femelles matures que de male, tend à retrouver l’équilibre ; ces 3 dernières années plus de male sont nés que de femelles.

Ce programme EEP est géré par le Zoo de Planckendael (Belgique) et coordonné par MARLEEN Huyghe. Cet EEP mène des recherches génétiques importantes coordonnées par Philippe Helsen, dans un labo spécialisé, dépendant du centre de la recherche et de la conservation situé au zoo d’Anvers.

Les recherches pour une meilleure compréhension de cette espèce sont multiples et elles englobent les populations captives et sauvages. Dans ce cas précis, la collaboration est la véritable clé du succès. C’est ensemble que la LPO, le musée d’histoire naturelle à Paris et le de Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolution à Montpellier, prévoient d’effectuer un suivi génétique sur les sites de lâcher en France ; ce qui devrait apporter des éléments significatifs au travail de réintroduction.