Analyse des cas d'empoisonnement dans la vallée du Douro côté espagnol

Le VCF publie l'étude suivante

L'usage du poison est l'une des principales causes de la mortalité non naturelle des vautours, en particulier dans la péninsule ibérique. L'utilisation d'appâts toxiques est interdite depuis plus de trente ans. Malheureusement c'est toujours une pratique fréquente, principalement pour réguler les prédateurs.
Dans le cadre du projet LIFE RUPIS, le Parc Naturel Arribes del Duero et la Fundación del Patrimonio Natural de Castilla y León ont récemment compilé tous les cas connus d'empoisonnement survenus sur le côté espagnol de l'aire protégée transfrontalière (1,070 km2) depuis1997. Une analyse similaire a été publiée côté portugais en début d'année.
Pour ce rapport, un total de 647 incidents d'intoxication enregistrés pour les provinces de Zamora et Salamanca ont été analysés. Sur ce nombre, 34 ont eu lieu dans le Parc Naturel Arribes del Duero.
Les principales espèces impactées sont les Vautours Percnoptères (5 confirmés mais jusqu'à 10 individus possible) et les Milans Royaux  (7 confirmés, jusqu'à 9 individus empoisonnés) et  dans une moindre mesure, les Vautours Moines et Fauves (voir graphique).
Le nombre moyen de cas d'empoisonnement dans le Parc Naturel Arribes del Duero est de 1,52 ± 1,87 par an (échelle: 0 à 6 cas d'empoisonnement / année). Dans la zone protégée, on peut détecter une certaine concentration de cas d'empoisonnement dans la région de Sayago de Zamora et au nord-ouest de Salamanque (voir la carte).
En ce qui concerne les substances toxiques les plus couramment utilisées, les insecticides à base de carbamate tels que l'aldicarbe (60%) et le carbofurane (327%) sont prépondérants. Vous pouvez télécharger le rapport .