Bilan sur le projet « Return of the neophron » dans les Balkans

Afin d’envisager la survie et le retour du Vautour Percnoptère dans la région des Balkans le chef du projet Stoyan Nikolov souligne la nécessité de mieux connaître les divers paramètres propres à l’espèce et à son environnement.


Entre 1980 et 2013, la population est passée de près de 600 couples à une centaine. La décroissance est particulièrement marquée en Grèce à partir de 1995. La Grèce où était la plus importante occupation de l’oiseau a aujourd’hui la plus faible population des Balkans. 

Les cercles noirs représentent les territoire occupés en 2012-2013. Les cercles gris les territoires occupés dans les années 80-90 inoccupés actuellement

 

 

 

Les causes de la disparition du Vautour Percnoptère sont multiples.
Durant la première migration le taux de mortalité des jeunes est très importante comme la montré le suivi des oiseaux par balise GPS. La route la plus sure au départ des Balkan pour rejoindre l’Afrique semble être celle qui passe par la Turquie et longe les côtes libanaises et israéliennes pour rejoindre l’Egypte avant d’atteindre l’Afrique centrale. La plupart des oiseaux qui tentent directement la traversée de la Méditerranée ont une faible survie. 

 

 Mais les principales causes de la mortalité du Vautour Percnoptère sont due à l’activité humaine avant l’ensemble des causes naturelles :
· Electrocution due aux pilonnes électriques dans les zones de reproduction.
· Chasse
· Empoisonnement et particulièrement en Grèce. L’usage de substances (interdites) comme les organo-phosphates, dérivés du chlore, carbamate et cyanure a causé des ravages dans les populations de la faune sauvage mais aussi domestique. Les Vautours qui sont des charognards sont doublement exposés par empoisonnement directs et empoisonnement par la consommation de carcasse d’animaux morts empoisonnés. 

 

En Grèce des brigades canines antipoison ont été créées afin d’essayer d’enrayer et de prévenir l’usage de ces poisons. La sensibilisation passe aussi par l’éducation des plus jeunes à ce problème et des actions en milieu scolaire sont réalisées.
En 2014 et 2015 des zones de nourrissage sain ont été installées près de la nidification de 16 couples d’oiseau. La conséquence a été une meilleure productivité reproductive.
Le projet a établi aussi la garde des nids pendant la période de reproduction.

Pour consulter en anglais le rapport complet c'est ici Return of Neophron 09 2016.pdf