Poison, une arme silencieuse, un fléau pour les nécrophages.

Le réseau Vigilance Poison, animé par la LPO, collecte depuis 15 ans à l’échelle du massif Pyrénéen les cadavres des rapaces nécrophages pour déterminer les causes de mortalité. Les résultats sont sans appel : 24% des cas de mortalité sont dus à l’usage illégal de poisons ; et le nombre s'accroît.

 

Les populations françaises de rapaces nécrophages, retrouvent une dynamique positive depuis peu grâce aux efforts mis en place par les différents acteurs de la conservation. Nous avons de la chance en France de posséder une législation forte, une société civile sensible et active, des associations engagées ainsi que des financements conséquents.

Cependant,  2018 est une année noire pour les grands rapaces : le nombre d’oiseaux empoisonnés, notamment dans les Grands Causses, ne cesse d’augmenter. Depuis janvier on constate la mort d'un Vautour Moine, un Vautour Fauve et un Gypaète barbu baptisé Durzon.

 

Afin d’alerter de l’impact du poison sur la faune sauvage protégée, la LPO et ses partenaires viennent de publier deux documents de sensibilisation. Un à destination du grand public, bientôt visible sur les comptoirs des mairies, gendarmeries, cabinets vétérinaires, l'autre, plus technique, à destination des agents de la chaine judiciaire, vétérinaires et responsables de déchetteries.

- Le dossier technique « Le poison tue » fait un tour d’horizon complet de cette problématique : les produits en cause, les impacts sur la faune sauvage protégée, les sanctions pénales applicables et les solutions préconisées.

- La plaquette grand public est un outil de communication sous la forme d'une pyramide à laisser sur le comptoir des instances publiques (collectivités locales, services techniques...), elle permet au grand public de prendre conscience de cette menace silencieuse mais bel et bien mortelle !

Notre intention est de renforcer la vigilance de tous sur ce sujet pour obtenir une prise de conscience et des changements de comportement. Nous sommes à votre disposition pour vous apporter toutes les précisions nécessaires (contact@pourdespyreneesvivantes.fr).

Par ailleurs, il vous est possible de publier ces documents sur vos outils numériques (site Internet, réseaux sociaux, etc.) de manière à démultiplier la communication et espérer avoir un résultat probant.