Présentation

Vautour percnoptère en vol - Photo : Bruno Berthémy ©
 

Classification

  • Nom français : Vautour percnoptère (synonyme : percnoptère d'Egypte)
  • Nom latin : Neophron percnopterus
  • Embranchement : Vertébrés
  • Classe : Oiseaux
  • Ordre : Accipitriformes
  • Famille : Accipitridae
  • Genre : Neophron
  • Espèce : Percnopterus

Le Vautour percnoptère appartient au genre Neophron qui comprend trois sous-espèces dont les aires de distribution sont différenciées :
Neophron percnopterus percnopterus est la sous- espèce nominale présente dans le Paléarctique occidental du sud de l’Europe à l’Afrique du Nord mais également dans la zone afro-tropicale ;
Neophron percnopterus ginginianus, présente sur le continent asiatique, excepté le nord-ouest et le Népal. Cette sous espèce est plus petite et a le bec jaune ;
Neophron percnopterus majorensis dans l’archipel des Canaries (Donazar et al., 2001) .

 

Description

Envergure : 160 - 180 cm.
Longueur : 53 - 65 cm.
Poids : 2 - 2,5 kg.
Dimorphisme sexuel : En période de reproduction, la face du mâle serait plus orangée.
Voix : Juvénile : « piipiipii piipiipii » (entendu lors du baguage).
Adulte : Généralement silencieux : « gigigigigigigi ». Pour entendre le cri d'un mâle, cliquer ici.
Durée de vie : environ 30 ans.
Caractéristiques : Le plus petit des vautours d'Europe. Migrateur (Afrique subsahélienne). Excellent voilier.
Habitat : Paysages rocheux et dénudés. Niche dans les cavités des falaises abruptes.
Reproduction : Adulte à 5-6 ans.
Couple fidèle à vie.
1 à 3 œufs pondus fin mars - début avril.
Incubation d’environ 42 jours assurée par les deux parents.
Les 1 ou 2 jeunes restent au nid de 90 à 95 jours.
Alimentation : Nécrophage et volontiers coprophage. Animaux morts trouvés en terrain dégagé, excréments, insectes. Fréquente volontiers les décharges, dépôts d'ordures, etc.
Identification :

  • Adulte : Couleurs : Corps et ailes blancs, bord de fuite de l'aile noir, tête jaune orangée.
    Bec : jaune, se termine en pointe fortement recourbée noire.
  • Jeune : Couleurs : Corps entièrement brun foncé, tête brun-gris, gros yeux aux paupières bleues-violacées.
    Bec : épais et grisâtre déjà bien acéré.
 

Distribution

Paléarctique occidental :

Sommairement, dans tous les pays du pourtour du bassin méditerranéen. Le Vautour percnoptère est nicheur dans une grande partie de l’Afrique au nord de l’équateur, dans la péninsule arabique, le sud-ouest et le sud de l’Asie mais il s’agit de la sous-espèce Neophron percnopterus ginginianus

Soit les pays suivants :
France, Espagne, Portugal, Italie, Croatie, Serbie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Moldavie, Roumanie, Ukraine, Grèce, Russie, Géorgie, Turquie, Syrie, Israël, Chypre, Maroc, Algérie, Tunisie, Lybie et Egypte. Dans la péninsule arabique, il est mentionné en Oman et au Yémen.
Il est également signalé en Iran, au Turkménistan, en Ouzbékistan, dans le sud du Kazakhstan, dans le Tadjikistan, l’Afghanistan (Asie mineur) mais aussi au Pakistan et en Inde où il est représenté par la sous-espèce « ginginiamus ».

En Europe

L’Espagne apparaît comme l’un de ses plus forts bastions avec environ 1 700 à 1 900 couples recensés.

En France, environ 80 couples territoriaux (82 couples territoriaux et 67 couples reproducteurs en 2009) se répartissent en deux aires géographiques distinctes :

  • les Pyrénées occidentales, qui abritent la plus forte concentration de Vautours percnoptères (environ 75% des couples de la population) et dont les individus sont en relation avec les populations espagnoles au sud du massif ;
  • la région méditerranéenne (environ 25% des couples de la population) qui s’étend du département de l’Hérault aux Alpes de Haute-Provence.

Si la population pyrénéenne constitue la frange nord de la population ibérique, les effectifs méditerranéens sont restés longtemps isolés suite à la disparition des couples autrefois présents dans les Pyrénées orientales et les massifs languedociens (le Vautour percnoptère était présent sur tout le massif pyrénéen et ses populations s’étendaient de Perpignan à Menton en occupant toute la vallée du Rhône). Avec le cantonnement désormais assuré depuis 2007 d’un couple de Vautour percnoptère dans les Pyrénées-Orientales, le renforcement des couples reproducteurs dans l’Aude, l’espèce a désormais non seulement reconquit ses sites historiques du versant nord du massif des Pyrénées mais également sa population retrouve un continuum entre les Pyrénées et le Sud-est méditerranéen.
 

 

Migration

Avec la mauvaise saison, la nourriture se fait plus rare, c’est pourquoi le Vautour percnoptère, comme de nombreux rapaces, préfère migrer vers des contrées plus clémentes. Les Vautours percnoptères européens hivernent au sud du Sahara. Des balises Argos posées sur des jeunes du Luberon ont ainsi permis de connaître avec précision leur lieu d’hivernage situé à la frontière de la Mauritanie et du Mali.
Les oiseaux provenant des Balkans et de l’Italie semblent opter pour une traversée de la Méditerranée par le cap Bon en Tunisie. Les oiseaux français et espagnols préfèrent survoler le détroit de Gibraltar vers le Maroc. Les oiseaux les plus orientaux traversent le détroit du Bosphore mais aussi les Dardanelles pour ensuite parcourir Israël et rejoindre leurs sites d’hivernage en Ethiopie et en Afrique orientale. Les Vautours percnoptères qui hivernent dans l’est et le sud de l’Afrique empruntent le détroit de Bab-el-Mandeb, au sud-ouest du Yémen.

 A l’instar des autres rapaces, le Vautour percnoptère préfère migrer durant la journée, où il profite alors des conditions thermodynamiques nécessaires au vol plané. Par ailleurs, cette espèce montre une certaine hésitation avant de s’élancer pour une traversée de la mer. Il est toujours difficile, pour les grands planeurs (rapaces, cigognes), de survoler de vastes étendues d’eau, celles-ci ne présentant pas de courants ascendants suffisants. Les différents couloirs de migration présentés ci-dessus illustrent ce comportement.
La migration postnuptiale a lieu essentiellement à la fin août et en septembre, alors que la migration prénuptiale dure de fin janvier à avril. Ainsi les Vautours percnoptères quittent leurs quartiers d’hiver pour rejoindre la France fin février-début mars (migration prénuptiale). Les Vautours percnoptères sont sédentaires sur les îles Canaries et à Minorque.

 

Effectifs

Paléarctique occidental : population estimée à 5 000 – 12 000 couples.

France : cf. Suivi de la reproduction

 

Statuts

Le Vautour percnoptère est protégé au niveau national par la loi de protection de la Nature de juillet 1976 et l’arrêté du 17 avril 1981. De plus, il figure en annexe I de la Directive « Oiseau » (n° 79/409 du 6 avril 1979). Cette directive européenne s'applique à tous les Etats membres de la Communauté depuis le 6 avril 1981. Elle vise à assurer la protection de toutes les espèces d'oiseaux désignées en annexe I de la dite Directive et elle permet la désignation de Zones de protection spéciales qui sont destinées à renforcer le réseau Natura 2000.

Le Vautour percnoptère figure également en annexe II de la Convention de Berne qui a pour objet d'assurer la conservation, au niveau européen, de la flore et de la faune sauvages et de leurs habitats naturels, notamment des espèces et des habitats dont la conservation nécessite la coopération de plusieurs Etats. Une attention particulière est accordée aux espèces, y compris les espèces migratrices, menacées d'extinction et vulnérables comme le Vautour percnoptère. De plus, en tant qu’espèce migratrice, la Convention de Bonn (82/461/CEE du Conseil, du 24 juin 1982) lui accorde un statut de protection à l'échelle mondiale. Comme l’ensemble des espèces de la faune et de la flore sauvages menacées d'extinction, il est protégé par le CITES ou encore la Convention de Washington. Cette « Convention sur le Commerce International des Espèces » est un accord international entre Etats qui a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d'animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent.

Le Vautour percnoptère est désormais mentionné, depuis mai 2007, comme espèce en danger d’extinction sur la liste sur la Liste Rouge de l’UICN (Union Mondiale pour la Nature). Il est classé dans la catégorie CMAP 1 (espèce dont la Conservation Mérite une Attention Particulière) qui regroupe toutes les espèces menacées à l’échelle planétaire. De plus, en Europe, il figure en catégorie SPEC 3 qui désigne l’ensemble des espèces dont le statut européen est défavorable et dont la majorité de la population mondiale est hors d‘Europe.

 

Historique du nom

D’après L’étymologie des noms d’oiseaux de Pierre Cabard et Bernard Chauvet, Eveil éditeur.

Dans l’antiquité…

Neophron.
Voici l'histoire de Neophron telle que nous l'a transmise la mythologie grecque :
Timandre, amante d'Aigypios, a un fils nommé Neophron. Neophron, jaloux d'Aigypios, décide de se venger de ce dernier et s'arrange pour que, abusé, croyant être avec sa maîtresse, le malheureux s'unisse avec sa propre mère, Anthée. Boulis, le père de Neophron, mis au fait de ce scandale, furieux, veut arracher les yeux de son fils.
Zeus, prend cependant pitié de tous ces humains et les change en oiseaux : Aigypios et Neophron en vautours, Boulis en plongeon et Timandre en mésange.

Percnopterus.
Ce qualificatif est formé sur deux racines grecques :
perknos = sombre, noir.
pteron = aile.
Il faut avouer que cela convient parfaitement pour décrire le bord de fuite noir de l'aile de ce vautour, ce qui le singularise.
L'expression « aigle percnoptère » se trouve déjà chez Aristote.

Egypte

Si ce vautour ne vit pas uniquement en Egypte, dans l'Egypte antique, les Egyptiens le vénéraient particulièrement.
Le Vautour percnoptère était le symbole de la déesse Mout.
Mout signifie la mère et c'est la raison pour laquelle les couronnes des reines-mères du Pharaon étaient faites de dépouilles stylisées de percnoptère.

… et dans les langues du monde :

Allemand : Schmutzgeier.
Anglais : Egyptian Vulture.
Arabe : Al rakhama el Mesria.
Béarnais : Marie-blanque.
Basque : Behi bideko ematze zuria (la dame blanche du chemin des vaches) ou sai zuria (le Vautour blanc).
Danois : Ådsegrilb.
Espagnol : Alimoche.
Français : Vautour percnoptère.
Grec : Asproparis.
Hébreu : Raham.
Italien : Capovaccaio.
Kabyle : Isr'i.
Provençal : Capoun fer ou peyre blanc.
Néerlandais : Aasgier.
Suédois : Smutsgam.

Rapace charognard, le Vautour percnoptère se caractérise par son rôle d’éboueur naturel. En France, vous pouvez le croiser dans les Pyrénées et le Sud-est méditerranéen.

 

Reproduction

Les Vautours percnoptères atteignent leur maturité sexuelle à l’âge de 4 ou 5 ans, voire 6 ans. La stratégie de développement du Vautour percnoptère se caractérise par la longévité de l’adulte, des soins parentaux aux juvéniles importants et une faible productivité de jeunes à l’envol.

L'accouplement

Les Vautours percnoptères, de retour de leurs quartiers d’hiver, effectuent en mars et en avril des vols de parades caractérisés par des acrobaties en couple avec préhension des serres.
Le Vautour percnoptère est fidèle et reste lié toute sa vie à son partenaire. Quelques rares cas de bigamie ont toutefois été signalés. Le couple est donc déjà formé à l’arrivée de la migration.
Les individus solitaires s’apparient entre fin mars et avril. Les deux partenaires préparent ensemble l’aire de nidification, située sur une paroi rocheuse, en récoltant et assemblant des fibres végétales, synthétiques, des débris ligneux, etc.
L’accouplement des Vautours percnoptères est observé sur les sites rupestres, à terre, non loin de leurs aires de reproduction.

L'aire de reproduction

Dans les Pyrénées, il construit ses aires de nidification entre 400 et 1 300 m d’altitude alors, qu’en Provence, il les installe entre 130 à 950 m.
Le nid est composé de débris divers : branches sèches, chiffons, laine et déchets (plastiques, papiers...).
La coupe du nid est rechargée régulièrement par les futurs parents, pendant et après l’incubation.
En France, la ponte a lieu approximativement durant la seconde quinzaine d’avril. Durant cette période, la femelle assure seule la couvaison.

La ponte et l'incubation

La femelle du Vautour percnoptère pond en moyenne deux œufs avec un intervalle approximatif de 3-4 jours.
L’incubation de chaque œuf dure en moyenne 39 à 45 jours et les parents se succèdent au nid au moins une fois par jour.

L'élevage des jeunes

Dès la fin mai, les premiers poussins apparaissent. Ils disposent déjà de toutes leurs facultés optiques et auditives. Les parents, attentionnés, leur apportent alors de la nourriture sous la forme de proies régurgitées. Dès que l’âge des poussins excède 35 jours, ils sont capables de se nourrir de proies dépecées et distribuées en morceaux.
Lorsque dans une même couvée il y a deux jeunes, ils se développent différemment, l’un des deux protagonistes prenant le dessus sur l’autre.
Après l’envol des jeunes, environ 2,5 mois après l’éclosion, les parents continuent leur nourrissage pendant environ 35 jours pour ensuite cesser peu avant la migration postnuptiale. Les jeunes sont observés lors de la migration avec ou sans leurs parents.

 

Régime alimentaire

Le Vautour percnoptère, comme tous les vautours, est un charognard : il se nourrit d’animaux morts. Toutefois, il est équipé d’un bec fin qui ne lui permet pas d’inciser le cuir des gros mammifères, comme le font les grands vautours. Il reporte donc son choix aux parties molles. De plus, il dispose d’un régime alimentaire plus large qui le conduit à capturer des proies vivantes ou encore à se repaître de déchets organiques (excréments). Il peut capturer, si l’occasion lui en est donnée, des reptiles, des amphibiens, des poissons, des insectes, des micromammifères mais aussi des oiseaux.

Particularité :
Le Vautour percnoptère est capable d’utiliser une pierre pour rompre la coquille des gros œufs dont il convoite le contenu.
Lors du baguage d’un jeune, en juillet 2001, dans les Alpilles, le bagueur a eu la surprise de trouver 8 balles de golf dans le nid. Ces balles avaient été récoltées par les parents du jeune vautour sur les terrains de golf alentours. Ils avaient probablement confondu ces balles avec des œufs…

Il recherche sa nourriture tôt le matin et vers la fin de l’après-midi en prospectant son territoire en vol, à haute ou basse altitude. Il peut aussi le faire en explorant, au sol, un terrain ou bien encore en restant posté à l’affût sur un reposoir.
Il s’agit d’un oiseau opportuniste qui reste étroitement lié à l’existence d’activités pastorales, de cadavres ou de déchets animaux.

Plus largement, l’existence du Vautour percnoptère est conditionnée par les activités humaines. En effet, la mutation des sols suite, entre autres, à l’exode rural et à la déprise agricole ou encore l’abandon de certaines pratiques traditionnelles (élevage = perte d’habitats et de ressources trophiques) sont autant de facteurs déterminants de la vulnérabilité du Vautour percnoptère. De même, l’utilisation irraisonnée de produits chimiques (phytosanitaire) pour protéger les cultures et limiter la prolifération d’espèces animales considérées comme « nuisibles » constitue une des causes de mortalité d’un grand nombre de vautours et, plus généralement, de rapaces par l’intoxication de leurs chaînes alimentaires.

 

Utilisation des habitats

Le domaine vital

Le domaine vital du Vautour percnoptère varie en fonction de la densité de ses populations, de la disponibilité des ressources en nourriture et des possibilités de gîtes. Il se définit par l’ensemble des habitats auxquels il est étroitement lié pour satisfaire ses exigences vitales de croissance et de développement.
Son domaine vital comprend non seulement son aire de reproduction mais, plus largement, son territoire de chasse ou de prospection alimentaire. Il peut varier de façon importante (environ 1 000 km2 en Provence et environ 75 km2 dans les Pyrénées).

Le milieu

Le Vautour percnoptère est un oiseau essentiellement rupestre qui affectionne les promontoires, les escarpements et les enclaves rocheuses. Il préfère les espaces ouverts (paysages steppiques, les pâtures, les prairies), au sein desquels il peut aisément chercher sa nourriture. Son territoire de prospection de prédilection, en France mais aussi en Espagne, correspond aux parcours de bétail (ovins, caprins). A l’occasion, il ne néglige pas non plus les placettes d’alimentation mis à sa disposition ou bien l’opportunité d’une décharge inopinée.

La présence du Vautour percnoptère dans nos paysages, comme c’est le cas pour la plupart des êtres vivants, est conditionnée par l’existence d’un environnement de qualité. Lorsque le facteur principal de régression d’une espèce est l’altération ou la destruction de ses habitats, il faut alors maîtriser les sources de perturbation et laisser évoluer la nature à son rythme. Le Vautour percnoptère étant une espèce rare et vulnérable, il est nécessaire d’établir des programmes de protection et de conservation pour assurer la pérennité et le développement de ses populations.

 

Comportements

Au sein de l'espèce

Il semblerait qu’au sein d’une fratrie de Vautours percnoptères subsiste une hiérarchie qui prend la forme d’une domination des aînés sur les plus jeunes autour d'une source de nourriture. Lorsque la nourriture manque et que les vautours sont nombreux sur un même territoire, il peut arriver que les plus jeunes se déplacent vers un autre territoire et soient alors adoptés et nourris par un autre couple.

Avec les autres espèces

Lors du dépeçage d’une carcasse, le Vautour percnoptère s’insère de façon complémentaire aux autres espèces de vautours. S’il est donc peu exposé aux risques de concurrence alimentaire, sa faible taille l'handicape lorsqu’il souhaite atteindre sa nourriture en compagnie des autres vautours qui le dominent en taille. Toutefois, plus imposant que les corvidés, il sait se montrer agressif pour protéger son repas. Des oiseaux comme les choucas ont pourtant été observés subtilisant habilement des proies en vol dans les serres ou le bec du Vautour percnoptère. D’autres formes de pillage sont relevées au nid : il s’agit de vols de la nourriture, des œufs ou encore des poussins de Vautours percnoptères perpétrés soit par des couples de Vautours percnoptères voisins ou par d’autres espèces d’oiseaux et de mammifères.

Les Vautours percnoptères sont des oiseaux territoriaux qui défendent leur territoire contre toutes intrusions, plus particulièrement lors de la période de nidification. Cependant, il est fréquent que les territoires de différents couples se superposent.
 

 

Les principales menaces

Les spécialistes constatent une baisse des effectifs du Vautour percnoptère amorcée depuis le XXème siècle dans le Paléarctique occidental. Si, en France, les populations de Vautours percnoptères restent stables depuis environ 1970, des menaces demeurent.

La régression du vautour percnoptère, comme de nombreuses espèces, ne dépend pas d’un seul phénomène, il s’agit d’une conjonction d’évènements et de facteurs :

  • L’appauvrissement et la destruction de ses habitats de prédilection, provoqués par l’abandon des activités pastorales mais également par la mutation des sols.
  • Le changement des pratiques pastorales (ovins, caprins) entraîne une baisse de la disponibilité des carcasses d’animaux domestiques. L’arrêt de la transhumance des ovins et des caprins en Provence vers les massifs alpins et vers le Massif central est probablement en grande partie responsable du recul des populations provençales de Vautour percnoptère de 200 km vers le sud et de 130 km vers l’ouest.
  • L’apparition de produits toxiques destinés à éliminer les animaux dits « nuisibles » pour les cultures ou susceptibles de rentrer en concurrence avec les activités humaines (rongeurs, petits et grands carnassiers) et les traitements appliqués aux troupeaux (lutte contre les parasites externes ou internes avec des produits toxiques non-biodégradables). Ces produits occasionnent l’empoisonnement et la mort des jeunes vautours mais également des adultes.
  • La destruction directes des œufs, des jeunes et des adultes (à des fins de collection, chasse, poison, etc.). Chaque année, des Vautours percnoptères sont ainsi tués dans une grande partie de leur aire de distribution.
  • L’appauvrissement des réseaux alimentaires occasionne une baisse des ressources en nourriture pour les vautours percnoptères.
  • La mortalité liée aux infrastructures linéaires et aux réseaux d’éoliennes (collisions ou électrocutions).

 Pour en savoir plus… consultez la page menaces du site.