Objectif Balbuzard - nouvelles des oiseaux

Carnet rose, carnet noir

La profondeur du nid du Ravoir ne nous permet pas de dénombrer les poussins avant deux à trois semaines et nous attendions d’être sûrs du nombre de jeunes avant de mettre à jour notre carnet de bord… Et cette année, il se confirmait au fil des jours il n’y en avait qu’un seul. Ceci explique la date plutôt tardive de l’éclosion, comme nous vous l’expliquions le 17 mai.

Malheureusement, alors que le jeune grandissait normalement, il a subitement disparu en fin de semaine dernière ; le nid était vide à notre arrivée samedi matin. Un rapide coup d’œil sous l’arbre nous permit découvrir un petit amas de plumes, indiquant que le jeune avait été victime de prédation. Etonnamment, les raisons de sa chute restent un mystère. Les deux manchons « anti-martre », qui protègent le tronc du pin porteur du nid et de son voisin le plus proche, sont intacts et on peut donc exclure une prédation par ce mustélidé.

En principe, un jeune en bonne santé ne s’approche pas du bord du nid. En cas de forte chaleur, la mère reste à ses côtés pour lui faire de l’ombre. Panchita a-t-elle été dérangée, privant le jeune de son ombre protectrice ? Il se serait alors dangereusement approché du bord de l’aire en tentant de fuir le soleil… S’il avait été victime d’un autre rapace, un autour des palombes par exemple, le prédateur l’aurait emporté vers son aire. Le tas de plumes au pied de l’arbre indique qu’il a été consommé partiellement sur place, probablement par un mammifère.

L’histoire se répète. Une fois de plus, nous assistons impuissants à la disparition du jeune du nid du Ravoir, sans avoir beaucoup d’éléments pour l’expliquer… C’est la nature… Heureusement, de nombreux autres nids abritent des nichées en bonne santé et l’échec du nid du Ravoir ne met pas en péril l’avenir de l’espèce, comme cela aurait pu être le cas 35 ans plus tôt.

Après un échec, les adultes restent généralement sur le site jusqu’à leur départ en migration, le mâle continuant à approvisionner la femelle en poissons. Le plus souvent, ils continuent à exprimer leur instinct de reproduction en apportant de nombreuses branches sur leur nid ou, parfois, en commençant à en construire un nouveau. Ce comportement semble être celui adopté par Panchita et 6.A, que l’on voit fréquemment apporter des branches au sommet d’un grand pin situé sur la rive gauche de l’étang, en face de l’observatoire…

Quant au pylône de Sologne, le couple est toujours présent sur le site mais ne fréquente qu’occasionnellement le nid. Les plus assidus pourront toutefois apercevoir les oiseaux sur les images de la caméra, surtout le matin.

 

 

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