Eglazine est de retour dans les Grands Causses

Une jeune gypaète barbu relâchée en juin 2020 dans les Grands Causses revient après une vadrouille de plusieurs mois dans le nord de l'Europe.

 
 

     Eglazine en vol

Afin de constituer un corridor de population entre les Alpes et les Pyrénées, permettant ainsi un brassage génétique entre les populations en faveur de la population alpine principalement issue de la reproduction en captivité, le projet Life Gypconnect visait à réintroduire l'espèce dans le Massif central et la Drôme. 

Eglazine, née le 12 mars 2020 au Zoo de Parco Natura Viva en Italie, a été relâchée dans l'Aveyron le 12 juin dernier équipée d'un GPS.

 


Reconnaissance : Marquage alaire et bague avec le code "ET".

A environ 1 an, fin avril 2021, elle a entrepris un long périple vers le nord comme le font généralement les jeunes gypaètes. Après avoir remontée toute la France, en passant en Brenne, en Touraine, en Poitou-Charentes, en Limousin, dans le Morvan, à Paris (où elle a survolée la Tour Montparnasse et l'Arc de Triomphe) et en Normandie, elle a quitté le pays et est partie vers le Nord de l'Europe. Elle est restée pendant près de 5 mois au Pays-Bas dans le Parc national du Hoge Veluwe.

 

  
Départ pour le Nord de la France - Avril 2021   

Le 8 octobre, elle a entamé son retour vers nos massifs du Sud de la France. Elle a quitté les Pays-Bas et a tracé directement en direction du Sud, sans détour. Elle s'est arrêté le 14 Octobre au Nord-Est de Vichy.

 


Retour en France depuis l'Europe du Nord- 8 au 13 Octobre

Elle a ensuite stationné en Ardèche du 17 au 23 Octobre où elle était surveillée de près par des bénévoles de la LPO AuRA.

 


Arrivée dans les Grands Causses - 17 au 24 Octobre

Les données GPS montrent qu'elle a atteint les gorges du Tarn le 23 Octobre.

10 gypaètes barbus sont actuellement comptabilisés dans les Grands Causses : 2 adultes, 5 immatures et 3 juvéniles.

Ce retour est donc une excellente nouvelle pour ce massif où l'espèce n'est pas encore nicheuse et qui ne comptabilise qu'un seul couple territorial composé de deux mâles.

Sources
Eglazine en vol : Alexis Genuy
Autres : Faune France
Clara Borrel