Des recherches scientifiques menées sur le vautour fauve

Dr Anick Abourachid,chercheuse au MNHM de Paris, s’est rendue sur le charnier de Cassagnes dans les Causses pour étudier le mouvement du cou des vautours fauves, recherche qui pourrait servir dans le domaine de la robotique.

Elle nous explique : « Sous les plumes, le cou de tous les oiseaux est long et comporte de nombreuses vertèbres, entre 10 et 26 suivant les espèces. Ce cou est très souple et forme un S au repos. Le projet Avineck du Muséum National d’Histoire Naturelle, de l’Université de Montpellier, de l’Université autonome de Madrid et de l’Ecole Centrale de Nantes a pour but de décrire l’anatomie du cou des oiseaux, de comprendre son origine et son fonctionnement et d’en extraire des principes mécaniques applicables en robotique, pour des bras manipulateurs par exemple. Les vautours ont été choisis comme un des modèles d’étude. Contrairement à la plupart des autres oiseaux, leur cou est bien visible ce qui permet d’observer et filmer leurs mouvements dans la nature. D’autre part, leur comportement alimentaire nécessite de tirer fortement dans plusieurs directions pour arracher la nourriture sur des carcasses. Leur cou est donc capable de se plier et de se tordre pour bien positionner le bec, tout en gardant sa puissance de traction. Le reste du corps quant à lui reste quasiment immobile. Les films réalisés pendant des curées à Cassagnes seront utilisés pour mesurer les mouvements du cou et comprendre son fonctionnement. »