Les vautours et l’effet papillon

 L’effet papillon, enchaînement imprévisible de causes et de conséquences, vient d’une formulation exprimée par le météorologue Edward Lorenz, lors d’une conférence scientifique en 1972, par la question suivante : « Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? ».
L’article paru dans la revue National Geographic en janvier 2016, ne parle ni de papillon, ni de tornade mais bien de vautours et de santé humaine.
Le phénomène étudié se passe en Inde, où un anti-inflammatoire utilisé afin de traiter le bétail a provoqué la mort de plusieurs dizaines de millions de vautours par la réalisation de l’équarrissage naturel. Les conséquences de cette hécatombe sont très rapides avec, (1) l’arrêt de l’équarrissage naturel qui provoque une accumulation des cadavres d’animaux, (2) l’augmentation considérable des chiens errants, profitant de ces cadavres, et passant de 7 à 29 millions en 11 ans et (3) la pullulation de rats.
Les conséquences pour les humains sont dramatiques avec 38,5 millions de morsures de chiens supplémentaires et plus de 50 000 personnes tués par la rage. L’anti-inflammatoire aurait ainsi coûté plus de 30 milliards d’euros à la société indienne.
A l’heure actuelle, ce médicament est interdit et des placettes d’alimentation ont été mises en place pour apporter de la nourriture saine aux vautours.
Ces actions sont très convaincantes car les populations de vautours sont actuellement en hausse, afin de retrouver l’équilibre de la nature

A découvrir dans le numéro de janvier 2016 du magazine National Geographic : www.nationalgeographic.fr/25503-comment-la-nature-nous-fait-du-bien-dans-le-national-geographic-n196/