Une peine exemplaire pour les trafiquants d’oiseaux protégés

Depuis quelques temps, les activités de commerce illégal d’espèces protégées prennent de l’importance, malgré les actions des autorités pour le restreindre.
Au mois de juillet, 4 personnes ont été condamnées par la justice belge, à de lourdes peines d’emprisonnement (1 à 4 ans de prison) et de fortes amendes (de 12 000 à 90 000 euros) pour avoir commercialisé illégalement des oiseaux de proie protégés (vautours compris).

Ces individus falsifiaient des déclarations d’élevage afin de réaliser de faux certificats pour des oiseaux sauvages prélevés dans la nature (ex : Vautour percnoptère (Neophron percopterus), Aigle impérial (Aquila heliaca), Aigle de Bonelli (Hieraaetus fasciatus), Aigle royal (Aquila chrysaetos), Aigle botté (Hieraaetus pennatus), Faucon pèlerin (Falco peregrines), Faucon émerillon (Falco columbarius), Faucon hobereau (Falco subbuteo), Faucon kobez (Falco vespertinus), Faucon crécerellette (Falco naumanni), Elanion blanc (Elanus caeruleus), Milan royal (Milvus milvus), Milan noir (Milvus migrans) ). Les trafiquants récupéraient d’Espagne, de France et de Turquie, des œufs et des oiseaux, qu’ils élevaient et dressaient.
Ce commerce des oiseaux était extrêmement rentable ; grâce aux faux certificats, les oiseaux étaient vendus entre 5 000 et 10 000 euros à des particuliers ! Par ailleurs, ces malfaiteurs, bien organisés, soudoyait plusieurs fonctionnaires de police. Un zoo animalier a même été créé afin de camoufler leurs agissements et ne pas attirer l’attention sur leurs activités illégales.

Pour les organismes de conservation comme la Vulture Conservation Foundation (VCF), ces activités illégales sont des préoccupations grandissantes car elles mettent à mal les projets de réintroduction et de préservation mis en place sur certains territoires.
C’est pourquoi la VCF salue cette sentence et espère que celle-ci envoie un signal fort à d’autres individus et organisations impliqués dans le trafic illégal d’espèces protégées.

L’issue de cette affaire est le résultat d’une longue enquête judiciaire et d’une coopération internationale entre la Belgique, le Royaume-Uni, l’Espagne, la France, l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas.