Nouvelle actualité sur le vautour percnoptère

Sensibilisation du public à l’empoisonnement de la faune sauvage dans les zones sensibles en Albanie.

Source : Vulture Conservation Foundation 

L’empoisonnement de la faune sauvage en Albanie a commencé avant les années 90 pour éradiquer différentes espèces de carnivores. Actuellement, ce phénomène est toujours présent, devenant la principale cause de déclin ou d’extinction des populations d’animaux sauvages, en particulier des vautours. En Albanie, le seul vautour nicheur est le vautour percnoptère, dont la population n’est répartie que dans le sud du pays. 

 Dans le cadre du projet BalkanDetox LIFE, les partenaires locaux du projet, comme PPNEA (Protection et préservation de l’environnement naturel en Albanie) sensibilisent les parties prenantes concernées aux questions clés liées à l’empoisonnement illégal des espèces sauvages afin de contribuer à changer les attitudes locales et à atténuer cette menace. Afin de sensibiliser aux impacts négatifs de cette pratique illégale, PPNEA a organisé un atelier à Gjirokaster, en Albanie, une zone définie comme concernée par l’empoisonnement de la faune sauvage. 

Parmi les participants à cet atelier figuraient des bergers, des vétérinaires, des agriculteurs et des chasseurs qui vivent dans ces zones sensibles et font partie des « Sauveurs du vautour percnoptère », un réseau créé grâce à plusieurs années de travail de PPNEA pour la conservation du vautour percnoptère en Albanie. L’atelier a couvert divers sujets, y compris la sensibilisation des membres du réseau aux impacts négatifs de la pratique de l’empoisonnement et des méthodes alternatives pour résoudre les conflits entre l’homme et la faune sauvage. En outre, il a été discuté de la façon dont la présence du vautour percnoptère dans ces zones peut servir d’outil principal pour générer des revenus pour la communauté locale grâce à l’avitourisme.

Des représentants de RAPA Gjirokaster, de l’Inspection nationale pour la protection du territoire et de l’Institut de sécurité alimentaire et vétérinaire de Gjirokaster, se sont également joints à l’atelier. Ils se sont avérés cruciaux pour fournir aux participants un aperçu complet du cadre juridique et des mesures punitives contre cette pratique illégale, déjà considéré comme un crime environnemental.

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